Bruno-Pascal Chevalier en faisant cette grève de soins pour demander le retrait total des franchises médicales nous a donné la parole .Cette décision extrême a permis de connaître encore mieux le quotidien des malades, des handicapés, des personnes dans la précarité, dans la pauvreté et l’exclusion qui en découle.
Où se trouve la dignité Humaine !!!
A nos problèmes de santé, s’ajoute toute cette misère. Chaque jour l’angoisse de se retrouver à la rue, les frigos vides, les factures et leurs relances.
Les franchises médicales, les déremboursements massifs de médicaments, les fermetures d'hôpitaux de proximité , la casse de notre système de santé solidaire , font que nous pouvons plus nous soigner .
Notre système de santé auquel l’état se désolidarise laisse la porte grande ouverte à la disparition de la sécurité sociale, de l’assurance maladie solidaire et laisse ce marché fort lucratif aux mains de compagnies privées . Nous sommes contre les franchises médicales !
Combien allons-nous encore devoir payer pour ce droit fondamental qu'est celui de l'accès aux soins pour tous, l'égalité des soins, le droit à la santé.
« La nation garantit à tous le droit à la santé » C'est écrit dans notre constitution.
Nous demandons à l’Etat de faire le nécessaire pour garantir aux malades une aide pour que chacun puisse vivre décemment et de d'instaurer deux lois :
Une loi concernant des tarifs préférentiels sur les prix de l’électricité, du gaz, de toutes les énergies dont nous avons besoin dans nos foyers concernant les personnes malades subissant une baisse ou perte de revenus du fait de la maladie, ainsi que les personnes handicapés , les retraités et les personnes en situation de précarité.
Une loi afin que l’état, les sociétés de recouvrements soient dans l’obligation de suspendre leurs poursuites dans l’attente (s’il y a) d’une amélioration sur le plan médical, puis financier pour toutes les personnes malades , handicapés , retraités et toute personne en situation de précarité .
Les relances des contentieux , services de recouvrements , huissiers , trésor public engendrent un stress préjudiciable sur la santé d'où une détérioration de celle çi.
Il faut cesser le harcèlement ! Cela est capital et indispensable pour notre santé, Indispensable car nous sommes des personnes à part entière .
Manger et avoir une alimentation correcte fait partie de notre traitement et ne pas pouvoir le faire contribue à la détérioration de notre état de santé .
NOUS DISONS STOP !!!
Nous ne pouvons plus attendre, nous serons solidaires.
Collectif national Les Malades Solidaires
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Trou de la Sécu: le gouvernement tranchera
Jeudi 3 juillet, 21h06
PARIS (AFP) - Le gouvernement devra trancher sur le plan du directeur de l'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, visant à réduire le déficit prévu en 2009 de trois milliards d'euros, qui a été été examiné jeudi par les partenaires sociaux.Une majorité de membres du Conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie,
Une semaine plus tôt, ce même Conseil avait rejeté à l'unanimité les propositions de M. van Roekeghem prévoyant une réduction du remboursement de médicaments traitant les effets secondaires des affections de longue durée (ALD, cancer, diabète ou VIH).
Bien que cette instance de la Cnam ait essentiellement un rôle consultatif, et que l'éventuelle application de ce plan dépende du gouvernement, M. van Roekeghem avait retiré ses propositions sur les ALD, vivement critiquées aussi par des syndicats de médecins libéraux ou des partis de gauche.
Pour réaliser des économies, le plan sur lequel le gouvernement sera appelé à trancher, prévoit notamment une baisse de prix de certains médicaments génériques et de certains actes de radiologie ou d'analyses médicales et une moindre prescription de médicaments plus récents et plus chers n'apportant pas forcément de bénéfice supplémentaire aux patients.
Il préconise aussi des économies sur les prescriptions de transport sanitaires ou d'arrêts maladies et le "développement de la productivité" dans les hôpitaux.
Le directeur de l'assurance maladie voudrait aussi inciter les médecins à réduire les dépenses par le biais de contrats individuels avec l'assurance maladie. Cette mesure est critiquée par des syndicats de praticiens qui craignent une incitation à "faire des économies sur le dos de leurs patients".
D'autre part, le plan juge nécessaire plus d'un milliard de recettes supplémentaires. La transformation prévue de 30 milliards de déficits accumulés en "dette sociale" permettrait à l'assurance maladie de cesser d'en payer les intérêts, estimés à 400 millions d'euros. A charge pour l'Etat de trouver 700 millions de nouvelles recettes.
Ce volet recettes, jugé insuffisant par plusieurs syndicats de salariés et associations de malades, explique en partie leur manque d'adhésion au plan d'économie.
"Je veux bien qu'on fasse un plan, mais à partir du moment où, sur les recettes, on ne prévoit pratiquement pas de nouvelles taxes (...) ça reste un peu flou", a déclaré à l'AFP le représentant de la Fnath (handicapés, accidentés du travail) au Conseil, Philippe Karim Felissi.
Pour Gérard Raymond, du Ciss (associations de malades), il faudrait "élargir l'assiette de financement à des revenus autres que ceux du travail" dont les stock-options "dans le cadre, évidemment, d'une gestion transparente et rigoureuse".
"Il faudrait que les politiques prennent leur courage à deux mains et expliquent bien cela (...) au lieu de continuer à vouloir culpabiliser les gens qui sont malades", a-t-il précisé à l'AFP.
Le 24 juin, deux jours avant le retrait du volet ALD par M. van Roekeghem, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait indiqué que le gouvernement pourrait trancher "vers le 15 juillet", une échéance que le ministère n'était pas en mesure de confirmer jeudi soir.
dont ceux représentant le Medef, la CGPME, la Mutualité française (mutuelles) et des associations de malades, consultés jeudi, ont préféré ne pas se prononcer sur ce plan prévoyant un "effort supplémentaire" de près de trois milliards d'euros (deux milliards d'économies et un milliard de nouvelles recettes).
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| Écrit par Bruno-Pascal Chevalier | |
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Santé : l’heure des choix !
Le 24 juin dernier, une nouvelle attaque a été lancée contre les malades atteints d’une affection de longue durée (ALD), par le biais d’une préconisation du Directeur de l’UNCAM, qui visait notamment à réduire le taux de prise en charge de certains médicaments, qui serait passé de 100 % actuellement à 35 %. Si, face à la forte mobilisation que ces mesures ont suscité, le gouvernement a reculé, il n’en reste pas moins que l’objectif de 3 milliards d’euros d’économie d’ici 2009 pour l’Assurance Maladie reste d’actualité. Depuis des mois, le gouvernement s’acharne à nous démontrer que les malades coûtent cher à l’Assurance Maladie et qu’ils sont coupables du déficit de ses comptes. Et bien oui, Madame Bachelot-Narquin, et bien oui, Monsieur Woerth, c’est une réalité que nous ne nions pas : les soins sont coûteux. Et plus la maladie est grave, plus elle est longue, plus les traitements et les suivis médicaux sont chers. Enfermés dans une logique comptable, vous semblez avoir oublié que c’est la raison d’être de la Sécurité Sociale que de permettre à tous les malades de bénéficier de soins adaptés qui les guériront, prolongeront leur espérance de vie et réduiront leurs souffrances. Toutefois, voulons-nous, pour diminuer les dépenses de l’Assurance Maladie, utiliser les malades comme des variables d’ajustement et notamment les plus malades, ceux qui, aujourd’hui, grâce aux progrès de la médecine, peuvent vivre plus longtemps et mieux ? Voulons-nous un système de soins qui ne prennent en charge les diabétiques qu’au moment où ils seront aveugles ou amputés du premier orteil, les insuffisants cardiaques qu’après leur premier infarctus (s’ils survivent), les séropositifs au moment où le sida se déclare ? Voulons-nous que les malades soient privés des soins qui les aident à supporter les effets indésirables des traitements ou la douleur liée à la maladie ? Voulons-nous que les mutuelles et les assureurs privés se substituent à la Sécurité Sociale alors que 8 % des français ne bénéficient d’aucune couverture complémentaire et risquent de se retrouver écartés durablement du système de soins ? Ce sont ces questions qui se posent à nous aujourd’hui et auxquelles il s’agit de répondre maintenant. Nous, acteurs associatifs, nous avons fait le choix de défendre un système de soins fondé sur la solidarité. Les malades subissent déjà chaque jour les effets des franchises médicales qui, tel un nouvel impôt, s’ajoutent à la liste trop longue des charges qu’ils ont à supporter. Nous rejetterons les mesures selon lesquelles les malades devraient encore payer et qui retarderaient de manière significative leur entrée dans le système de soins, alourdissant d’autant les dépenses de l’Assurance Maladie à moyen et long terme. Nous rejetterons l’arbitraire de propositions annoncées sans aucune concertation avec les usagers et au mépris de tout dialogue. Enfin, nous nous battrons contre la privatisation du système, qui verrait des assurances et des mutuelles se substituer à l’Assurance Maladie. Nous portons cette révolte des malades, de leur famille, de ceux qui les accompagnent, des soignants, des travailleurs sociaux, des militants associatifs, des politiques et de tous les citoyens qui partagent nos positions. Nous savons qu’il faut encadrer les dépenses de soins mais d’autres options, plus efficaces, sont possibles pour parvenir à l’équilibre des comptes de l’Assurance Maladie. La prévention, la prise en charge précoce des pathologies, l’amélioration de notre environnement sont autant de chantiers à développer pour diminuer nos dépenses de manière durable. Les ressources, quant à elles, peuvent être trouvées sans ponctionner les malades. La proposition d’une taxation minime des stocks-options, avancée par Philippe Seguin, pourrait ainsi permettre à elle seule de combler le déficit de l’Assurance Maladie. On le voit bien, il s’agit donc avant tout d’une question de priorité budgétaire. A l’heure où de nombreux projets, concernant le bouclier sanitaire notamment, sont sur les rails, il est plus que temps d’ouvrir une large consultation avec tous les acteurs sur les modalités de financement de notre système de soins. Roselyne Bachelot-Narquin a annoncé qu’elle donnerait ses réponses « vers le 15 juillet » prochain. Nous appelons tous les citoyens à se mobiliser contre ces tentatives qui marquent le démantèlement de la solidarité du système de soins. Mesdames et Messieurs les responsables politiques, Madame la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Monsieur le Ministre du Budget, soyez certains de notre détermination à combattre ce que Monsieur Lagarde, député du Nouveau Centre, membre de votre majorité, n’hésite pas qualifier de « faute morale grave que la France commettrait ».
Pierre Bergé, Président de Sidaction Bruno-Pascal Chevalier, Ensemble pour une santé solidaire Bruno Spire, Président de AIDES Marjolaine Degremont & Rachel Easterman-Ulmann, co-Présidentes d’Act Up-Paris |
PARIS (AFP) — La direction de l'assurance maladie retire de sa proposition de plan d'économies toutes les mesures concernant les affections longues durées (ALD), qui avaient provoqué une vive polémique, a-t-on appris vendredi auprès de la Caisse nationale d'assurance maladie.
"A la suite de la demande du conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), le directeur a décidé de retirer les mesures concernant les ALD des propositions concernant 2009", a indiqué la Cnam à l'AFP, confirmant une information parue vendredi dans la Tribune.
Le directeur de l'Union nationale des Caisses d'assurance maladie (Uncam), Frédéric van Roekeghem, avait proposé mardi dans les Echos un plan d'économies au gouvernement pour 2009, comportant notamment une baisse du remboursement par la Sécu de 100% à 35% des médicaments à vignette bleue pour les malades atteints d'ALD (comme le cancer ou le diabète). Il proposait que les 65% restant soient pris en charge par les complémentaires santé.
Le plan prévoyait également une révision plus large du dispositif des ALD. "Une gestion rénovée de la liste des ALD devrait conduire à en réserver le bénéfice aux pathologies qui sont véritablement longues et coûteuses", proposait le directeur de l'Uncam, qui est nommé par le gouvernement.
Ces mesures, qui devaient représenter une économie de 250 millions d'euros pour l'assurance maladie, s'inscrivaient dans un plan plus global de trois milliards d'économie pour 2009, proposé au gouvernement dans le cadre de la préparation du projet de loi de financement de la Sécu (PLFSS) pour 2009.
Après une vive polémique, y compris dans la majorité, le conseil de la Cnam, composé notamment de partenaires sociaux, a demandé jeudi à l'unanimité que ces propositions soient retirées du plan. L'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaires (Unocam) a formulé la même demande, réclamant "une concertation sérieuse" sur la question.
Le vote prévu le 3 juillet du Conseil de l'Uncam portera donc sur le plan d'économies sans les propositions sur les ALD. Le plan pourra ensuite être transmis au gouvernement, qui y piochera à sa guise.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a prévu d'annoncer ses intentions à la mi-juillet. Elle avait affirmé jeudi devant le Sénat qu'il n'était "pas question de revenir sur la prise en charge à 100% des malades atteints d'affection longue de durée".
Privatisation de la sécu : le rouleau compresseur met le turbo.
« Nous devons faire face à la hausse tendancielle des dépenses liée à l'accroissement de la prévalence de pathologies lourdes et chroniques : actuellement, 40 % de la population concentre 90 % des remboursements […]
Il faut donc adapter les conditions d'entrée en ALD tout en développant la prévention.
Nous proposons aussi de transférer aux organismes complémentaires le ticket modérateur des médicaments à vignette bleue (remboursés à 35 %). Compte tenu des baisses de tarifs concomitantes sur les médicaments, cette mesure pourrait être mise en oeuvre sans augmentation de leurs charges. »
Le Gouvernement, par la voix de Frédéric Van Roekeghem, dans une interview accordée le 24 juin au magazine « les échos » directeur de la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie, persiste et signe.
Pour diminuer les dépenses de l’assurance maladie, comme nous le craignions, ce sont les plus malades qui vont servir de variable d’ajustement. Les plus malades… ceux qui, grâce aux progrès de la médecine, peuvent aujourd’hui vivre plus longtemps, et mieux.
Des malades qui, demain, vivront moins longtemps, souffriront plus, et surtout subiront des complications qui coûteront beaucoup plus cher.
Mais pas à la sécurité sociale puisque, d’ici là, ce sont les assurances privées qui auront récupéré le marché juteux de la santé. Et de la dépendance.
Les assurances privées qui font payer très cher les cotisations des malades. Pour des remboursements minimum. Ou qui refusent carrément d’assurer les plus malades, ceux qui « coûtent le plus cher »
Le mouvement « ensemble pour une santé solidaire », scandalisé par cette proposition inhumaine et immorale, appelle chacun à prendre ses responsabilités et à agir fermement contre ce projet assassin. Car priver un diabétique, un cancéreux, un insuffisant rénal ou cardiaque, d’accès aux soins dont il a besoin, c’est le condamner à mourir plus vite, et à souffrir plus.
Nous appelons les responsables politiques, syndicaux, les associations, les professionnels de la santé, et tous les citoyens, car nous sommes TOUS des usagers, à réagir, rapidement.
Nous demandons aux médias de relayer largement cette information, et, très vite.
Car M. Van Roekeghem conclut ainsi l’entretien : « Plus les mesures que nous préconisons seront mises en oeuvre vite, plus le retour à l'équilibre sera conforté. »
A quel prix ?
Pour le mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Cécile MOUTTE
Pour une personne ayant une maladie chronique , c'est déjà 100 euros d'impôts sur la maladie auquel nous rajouterons quelques actes à 18 euros de participations forfaitaires , les médicaments dits de confort non remboursés , un petit séjour à l'hôpital à 16 euros la journée et nous arrivons très vite à la modeste somme de ...allez 600 euros ...ah j'ai oublié les dépassements d'honoraires , mutuelle ou pas ? etc...
et vous ? par mois , par an ...
Combien de votre poche pour vos soins ?
Nous enverrons ces témoignages au Ministère de la Santé , à l' Elysée et aux médias .
Solidairement
Les Malades Solidaires