BLOG > Privatisation de la sécu : le rouleau compresseur met le turbo.

Le 24/06/2008 à 18:27

 Privatisation de la sécu : le rouleau compresseur met le turbo.

 « Nous devons faire face à la hausse tendancielle des dépenses liée à l'accroissement de la prévalence de pathologies lourdes et chroniques : actuellement, 40 % de la population concentre 90 % des remboursements […]

Il faut donc adapter les conditions d'entrée en ALD tout en développant la prévention.

Nous proposons aussi de transférer aux organismes complémentaires le ticket modérateur des médicaments à vignette bleue (remboursés à 35 %). Compte tenu des baisses de tarifs concomitantes sur les médicaments, cette mesure pourrait être mise en oeuvre sans augmentation de leurs charges. »

Le Gouvernement, par la voix de Frédéric Van Roekeghem, dans une interview accordée le 24 juin au magazine « les échos » directeur de la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie, persiste et signe.

Pour diminuer les dépenses de l’assurance maladie, comme nous le craignions, ce sont les plus malades qui vont servir de variable d’ajustement. Les plus malades… ceux qui, grâce aux progrès de la médecine, peuvent aujourd’hui vivre plus longtemps, et mieux.

 Des malades qui, demain, vivront moins longtemps, souffriront plus, et surtout subiront des complications qui coûteront beaucoup plus cher.

 Mais pas à la sécurité sociale puisque, d’ici là, ce sont les assurances privées qui auront récupéré le marché juteux de la santé. Et de la dépendance.

 Les assurances privées qui font payer très cher les cotisations des malades. Pour des remboursements minimum. Ou qui refusent carrément d’assurer les plus malades, ceux qui « coûtent le plus cher »

 Le mouvement « ensemble pour une santé solidaire », scandalisé par cette proposition inhumaine et immorale, appelle chacun à prendre ses responsabilités et à agir fermement contre ce projet assassin. Car priver un diabétique, un cancéreux, un insuffisant rénal ou cardiaque, d’accès aux soins dont il a besoin, c’est le condamner à mourir plus vite, et à souffrir plus.

 Nous appelons les responsables politiques, syndicaux, les  associations, les  professionnels de la santé, et tous les citoyens, car nous sommes TOUS des usagers, à réagir, rapidement.

 Nous demandons aux médias de relayer largement cette information, et, très vite.

 Car M. Van Roekeghem conclut ainsi l’entretien : « Plus les mesures que nous préconisons seront mises en oeuvre vite, plus le retour à l'équilibre sera conforté. »

 A quel prix ?

 Pour le mouvement « ensemble pour une santé solidaire »

http://ensemblepourunesantesolidaire.fr

Cécile MOUTTE

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