Collectif national Les Malades Solidaires
Vivre ensemble dans la dignité
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Après les personnes malades "totalement irresponsables" avec leur panier de soins , que dis je , leur caddy de soins et leur pelle à creuser l'immense trou de la sécu , l'Hôpital Public est maintenant pointé du doigt et ouvertement .
Aucun problème de financement , aucun manque de lits et trop de personnel puisque l'on s'apprêtent à supprimer 20 000 emplois . Les derniers et regrettables incidents ne sont pas de la responsabilté de notre ministre des sports , ni des ARH , ni des directeurs des hôpitaux et encore moins de la top politique de santé mis en avant depuis quelques années .On ne cherche pas les économies , on recherche tout simplement le profit , la rentabilité (normal c'est le nouveau monde ) Le coupable : le personnel soignant .
Et puis , il est nécessaire de faire bosser ces cliniques privées ( la Générale de Santé ne subit pas la crise ) à qui on attribue de " substantielles envellopes" pour leur mission de service publique ( satisfaire les actionnaires , fonds de pensions ) au détriment de l'Hôpital Public . Sur Orléans , un merveilleux pôle de cliniques privées va voir le jour et d'içi une petite dizaine d'années assurera tout le service maternité . La naissance du bébé de Rachida Dati dans une clinique privée médiatisé et surmédiatisé alors que plusieurs enfants viennent de perdre la vie au sein de l'Hôpital Public . Quelle honteuse et cynique performance de communication alors que va se "jouer" une réforme majeur sur notre système de santé , de l'Hôpital Public . Manipulation mentale des masses !!! En clair , comment discréditer l'Hôpital Public et ses fonctionnaires .
Les personnes handicapées ont le "bonheur" de voir le montant de la prise en charge de leur frais de transport entre leur domicile et leur centre de soins réduit à 200 euros par mois ( en place de 1000 euros ) alors que beaucoup de ces personnes ont besoin de soins plusieurs fois par semaine ! (c'est le nouveau monde )
Les urgences saturées ( pas pour notre chère ministre des sports ) et cela ne date pas d'hier , devrait donner place dans un premier temps à la fin des dépassements d'honoraires pour tous les médecins. Tout médecin , spécialiste ne devrais pas avoir le droit de faire de consultations privées au sein de l'Hôpital Public (c'est le ver dans le fruit ) . Ces dépassements contribuent fortement à l'augmentation des complémentaires et au problème de l'accès aux soins . Après 19h00 , comment trouver un médecin ? le 15 , tout simplement . Un médecin de garde ( vous avez de la "chance") et bonjour le tarif de la consultation !!! Ne parlons pas du week end et des vacances .
Mon dernier passage chez le pharmacien , je m'en rappelle ...plusieurs personnes avant moi et ces petites phrases qui me résonnent encore dans la tête :votre carte vitale s'il vous plaît , il vous restera 3, 50 euros à règler et ainsi de suite , 6,30 euros , 2 euros . Non ce médicament n'est plus pris en charge . Voilà mon tour et pas de mutuelle !!! 19,50 euros + les franchises + 1 euro pour ma consultation . Encore quelques mois et les officines seront bonnes à faire en fin de journée.
Aujourd'hui , je vais chercher mon traitement mensuel et alimenter mon compte des sommes redevables à la sécu .
Je commence cette année avec un dû de 101 euros et attends impatiemment ma lettre de recouvrement . Fin Avril je serai à 201 euros entre mes prises de sang , examens , médicaments . Pour cette année , hors de question de me faire soigner mes dents ( il existe des pailles ) , ou tout autre soins de "confort" (optique , semelle orthopédique etc...)
Voilà le résultat d'une politique de santé désastreuse , qui contribue à la dégradation de l'état de santé de chacun , à une crise sanitaire à venir très rapidement et sans précedent .
Voilà le résultat d'une politique de santé aux profits collossaux qu'attendaient impatiemment assureurs ,fonds de pensions , lobbie pharmaceutique et tout leurs actionnaires.
Voeux de Nicolas Sarkozy le 31 décembre 2008 : "Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés".
Nicolas Sarkozy (lors de son élection ) aurait il un problème de mémoire ? "Je ne laisserai personne sur le bord du chemin".
Et les voeux de l'année prochaine ?
La santé en danger
France 2 consacrera prochainement un documentaire à l’accès aux soins en France, dans sa case “Infrarouge”.
Les réalisateurs de L’accès aux soins en danger”, Jacques Cotta et Pascal Martin confrontent les propos des décideurs politiques en matière de santé à ceux des malades, du corps médical et d’économistes spécialistes des services de santé.
Les témoins, choisis par les réalisateurs du film, dénoncent les décisions prises par le Président. “L’aide aux remboursements des médicaments, les franchises médicales, les dépassements d’honoraires, la loi de janvier 2008, explique Bruno Pascal Chevalier, un assistant social malade du sida, laissent à la charge des patients une part financière de plus en plus importante pour assurer leurs soins”.
Quand ils le peuvent… Car beaucoup, à choisir entre se loger, se nourrir ou se soigner, préfèrent renoncer aux traitements, faute de moyens.
L’avenir des hôpitaux ne présage rien de bon. Pour l’économiste Jean de Kervasdone, les risques d’une autonomie de gestion sont réels. parmi eux: faire sortir le patient trop tôt, privilégier l’hospitalisation en deux temps, plus rentable que deux jours passés à l’hôpital, et fermer certains services (comme les maternités) pas assez intéressants budgétairement.
Quant aux actes médicaux, il suffit de préciser qu’éviter une amputation n’est pas rentable pour entrevoir les dérives possibles.
Diffusion : Jeudi 15 Janvier à 22h40 sur France 2

«hôpital : la Politique de Sarkozy et Bachelot tue ! »
Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77 - Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99
Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse
«Santé, sécu, hôpital : la messe est dite. C’est un requiem»
Ce matin, un débat public, organisé par la Conférence Nationale de Santé, intitulé « respecter et promouvoir les droits des usagers du système de santé », portait la réflexion sur deux questions « comment aller vers les personnes les plus éloignées des soins ? » et « comment améliorer l’information du patient sur sa santé ? »
Mme Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, a, en conclusion de ce débat, apporté ses réponses : L’accès aux soins pour tous ? Il passera désormais par l’amélioration de l’information des assurés sur les dépassements d’honoraires, la lutte contre les dépassements d’honoraires « abusifs », et « le développement sur tout le territoire d’une offre de soins à tarif opposable ou maîtrisé »
Parallèlement, un « portail d’informations sur le médicament », verra le jour en 2009, sous l’égide de la direction de la sécurité sociale (DSS), la direction générale de la santé (DGS), la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la Haute autorité de santé (HAS) et l’Union des caisses d’assurance maladie (Uncam). Il sera chargé de dispenser « une information de qualité pour générer des changements de comportements »,
et « au fil du temps se complétera de fiches de bonnes pratiques médicales et de recommandations de prise en charge des maladies chroniques »
Mme la Ministre de la Santé n’a pas trouvé, dans sa conclusion, l’occasion de prononcer une seule fois les mots « hôpital », « sécurité sociale », « santé publique ».
Pas plus que le mot « prévention » (tout au plus une allusion au dépistage).
Ni même « santé » tout court.
Après une matinée de débats riches, d’échanges, de propositions concrètes, réalistes, intéressantes, de professionnels et de malades, d’acteurs de la santé, du social, de l’humanitaire, de politiques ou de militants associatifs, la conclusion et les annonces de la Ministre de la Santé ont illustré de manière édifiante comment le gouvernement mène sa politique.
Comment ceux qui ont cru à la concertation se sont fait manipuler.
Santé, sécu, hôpital. Des mots qui n’on plus leur place déjà dans les discours de la ministre… de la Santé. Des institutions qui, demain, n’existeront plus que dans notre souvenir. Tandis que les malades jongleront entre les devis et les portails d’information.
Les dés sont jetés. La messe est dite. Et c’est un requiem.
Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99