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  • Dépasser «le trou de la Sécu»

    Le 20/08/2010 à 03:34Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Pour sauver Notre sécu.

    répondre en ligne clic sur ce lien : https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dEpGNmRfamxOOHhYUE1LTFJOZmIwcGc6MA

     

    ou voir rubrique questionnaire sur le site :http://ensemblepourunesantesolidaire/ rubrique questionnaire accès aux soins

    12 Août 2010 Par Les invités de Mediapart

    Edition : Les invités de Mediapart

     Alors que les bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat pourrait eux aussi être soumis à une contribution forfaitaire, il est urgent de sortir de l'obsession du déficit et de penser une nouvelle politique de santé qui cesse de pénaliser les patients. Par Alix Béranger, experte pour la Fondation de France et Solidarité Sida, et David Belliard, journaliste.

    Les malades victimes de la politique de rigueur ? C'est en effet au nom de la réduction des déficits et de la recherche d'une plus grande efficience que le gouvernement a annoncé « réfléchir » à l'instauration d'une contribution forfaitaire pour les bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat alors que dans le même temps, il prend la décision de reporter l'augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé. Mais ne nous y trompons pas, ces deux mesures vont au-delà de simples ajustements conjoncturels. Elles sont dans la continuité d'une politique axée sur la responsabilisation des usagers ou, pour parler plus simplement, d'alourdissement du coût supporté par les malades pour se soigner. Engagée depuis 2002, cette politique s'est amplifiée avec les franchises médicales, l'augmentation du forfait hospitalier et les déremboursements de médicaments.

    Ces mesures ne sont ni justes, ni efficaces. Elles accentuent les dysfonctionnements et excluent des usagers. Alors que la France est l'un des pays de l'Union européenne où les inégalités de santé sont les plus fortes, l'alourdissement des frais médicaux restant à la charge des patients rend l'accès aux soins problématique pour une part toujours plus importante de la population. Ainsi, les déremboursements de médicaments et les dépassements d'honoraires favorisent les renoncements aux soins. Les fractures sociales se déclinent en fractures sanitaires, alors que nous bénéficions d'une assurance maladie dotée d'un budget annuel de plus de 160 milliards d'euros qui rembourse les trois quarts de nos dépenses de santé. On est donc très loin d'un système juste et efficient.

    A cette politique aucune alternative cohérente n'est proposée à gauche, ses élites s'étant pour beaucoup rangées à une approche gestionnaire, obsédées par le déficit de l'assurance maladie. Pourtant, d'autres options sont possibles. D'ores et déjà, cinq questions peuvent être posées.

    Comment mieux organiser le système de soins ? Les nouvelles technologies permettent aujourd'hui des séjours à l'hôpital plus courts et des hospitalisations à domicile. De nouvelles articulations doivent donc être pensées entre médecine hospitalière et médecine de ville. Pour cette dernière, les déserts médicaux et les dépassements d'honoraires montrent les limites d'un modèle basé sur le statut libéral. En outre, l'accroissement des cas de maladies chroniques et dégénératives, comme le VIH ou la maladie d'Alzheimer, appelle un accompagnement des malades sur la durée qui implique de nombreux intervenants. Les infirmiers, les aides-soignants mais aussi les aides à domicile, les associations et plus généralement l'ensemble des accompagnants qui participent, chacun à leur niveau, aux soins doivent être pris en considération et valorisés.

    Comment adapter la formation des professionnels de santé? La formation initiale des médecins est insuffisamment adapté à certains enjeux : faible prise en compte des questions sociales et environnementales, résistance aux pratiques non conventionnelles de soins, réticence à l'apprentissage d'une relation patient / soignant équilibré, maintien du numerus clausus... Quant à la formation continue des médecins, elle est assurée en très grande partie par l'industrie pharmaceutique, favorisant la connivence entre des prescripteurs officiellement indépendants et leurs fournisseurs.

    Comment répondre aux besoins de financements de l'assurance maladie ? Il faut sortir du discours qui fait des déficits de l'assurance maladie un gouffre financier pour la société. Du fait de l'utilisation de technologies médicales plus performantes et du développement des maladies chroniques, nous savons que nos dépenses de santé vont continuer d'augmenter. Il est temps de réaffirmer collectivement notre adhésion, de manière solidaire, à la prise en charge des malades et d'assumer la nécessaire augmentation de nos dépenses de santé, véritables investissements pour l'avenir.

    Comment assurer une gouvernance plus transparente et plus démocratique ? Le gâchis lié à la grippe A nous a rappelé la faiblesse du système de veille sanitaire, et les conséquences en terme financier d'une trop grande implication des industries de santé dans les prises de décisions. Il est également essentiel que les choix de déremboursements de médicaments relèvent d'autorités au sein desquelles des représentants d'associations de malades et d'élus siègeraient. D'une manière générale, la définition du panier de soins pris en charge par l'assurance maladie tout comme le choix des politiques de santé publique devrait donner lieu à des votes du Parlement.

    Comment mieux intégrer la dimension environnementale? Les impacts de la dégradation de notre environnement, via l'utilisation excessive de pesticides, la prolifération des ondes électromagnétiques, la pollution de l'air ou encore les nuisances sonores, mais aussi ceux des modes d'organisation du travail, générateurs de stress et d'insécurité, favorisent le développement de nombreuses pathologies. On estime que le système de soins ne compte que pour un quart dans l'état de santé d'une population, le reste étant le fait de la qualité de vie. C'est dire l'absolue nécessité d'intégrer les dimensions environnementales dans la définition de toute politique sanitaire.

    La prochaine élection présidentielle de 2012 doit être l'occasion de faire des choix. Il est urgent d'élaborer dès maintenant un véritable projet de santé et de réunir toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par l'avenir de notre système de santé.

    Alix Béranger, experte pour la Fondation de France et Solidarité Sida, et David Belliard, journaliste. Co-auteurs de Nous ne sommes pas coupables d'être malades (éditions Les Petits Matins, 2010)

  • La Sécu nous appartient , nous ne la laisserons pas détruire !

    Le 24/07/2010 à 23:04Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    L'association "  Ensemble pour une santé solidaire  "  est membre du collectif NPNS

     

    Bonjour,

    L’appel « Ensemble pour une santé solidaire » lancé vendredi 16 mai 2008, à l’issue de la journée d’actions dans les CPAM, est la suite logique de « l’appel contre la franchise » de Christian lehmann, et de l’action de grève des soins de Bruno Pascal Chevalier (qui a annoncé officiellement la reprise prochaine de son traitement).

    L’opposition des citoyens, des usagers, des professionnels, est claire. Plus de 70 % des français sont contre les franchises. Et plus globalement inquiets sur l’avenir de notre système de santé.

    Il faut continuer le combat contre la politique de casse, par l’instauration d’un chaos généralisé, de la protection sociale et de la santé. Mais il faut aussi faire des propositions, concrètes. Des propositions car le système doit évoluer. Des propositions aussi pour montrer qu’une autre voie est possible, dans le respect du principe de solidarité institué par le pacte de 45, réaliste techniquement et financièrement.

    La santé et la sécurité sociale sont notre bien, à tous. Mais dans ce système complexifié d’une manière inextricable, bien peu s’y retrouvent.

    Pour permettre aux 60 millions d’usagers ( 65 millions environ à ce jour ) la possibilité de se réapproprier cette sécu qui leur appartient, et la défendre contre la gourmandise des financiers et des assureurs privés, nous avons la volonté de lancer un mouvement qui rassemble tous ceux qui défendent cette idée de la santé. Ce mouvement accueillera tous les gens de bonne volonté désireux d’apporter leurs compétences, leur énergie, et un peu de leur temps à la résistance et à la lutte contre la destruction de la sécu et de notre système, et à la réflexion et propositions pour reconstruire un système de SANTE solidaire, moderne, efficace et de qualité.

     La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire!

    Nous enjoignons tous ceux pour qui les mots « Sécurité sociale solidaire » ont un sens, celui de la justice et du progrès, à résister et se battre

     

    Ensemble, Pour une Santé Solidaire !

    Mouvement d'usagers, de professionnels de la santé, d'organismes et travailleurs sociaux

     

    Association loi 1901

     

    pour signer l'appel rubrique SIGNEZ L'APPEL

    lien : http://ensemblepourunesantesolidaire.fr/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=13&Itemid=29

     

    Nous lançons un questionnaire sur l’accès aux soins, afin de mobiliser l’opinion publique,

     

    les usagers, les politiques, sur l’état de notre système de santé,

     

    et l’urgence du combat pour sauver la sécu.

    répondre en ligne clic sur ce lien : ICI et  Là et on fait suivre .Merci

    Ou sur le site : Ensemble pour une santé solidaire.fr

    Bonjour,

    A la demande de beaucoup d'entre vous, notre mouvement est maintenant constitué et déclaré en préfecture sous la forme d'une association loi 1901. En effet cette démarche est aujourd'hui indispensable pour pouvoir poursuivre notre action et s'ancrer dans las batailles à venir. Cette forme officielle va nous permettre d'être consulté et d'être agréé comme une organisation d'usagers à part entière .

    Nous entendons décliner nos actions sur toute la France en composant très rapidement des antennes régionales partout où la santé est menacée par des suppressions de structures de soins ou en appui à des mouvements professionnels.

    En janvier, lors de notre première assemblée générale, nous dégagerons avec vous nos premières stratégies de défense de la sécurité sociale et nous proposerons une véritable politique de santé publique solidaire et accessible à tous.

    Dès aujourd'hui, vous pouvez participer pleinement à notre mouvement en nous renvoyant votree bulletin d'adhésion (Rubrique : Comment adhérer).

    Nous comptons sur vous tous !!!

  • Sécu : 2 milliards à trouver, les malades paieront

    Le 14/07/2010 à 15:30Commentaires (0)Ajouter un commentaire

    Sécu : 2 milliards à trouver, les malades paieront !!!!

    Voici un article qui confirme nos propos depuis des mois. Nous devons continuer le combat .

    Nous lançons un questionnaire sur l’accès aux soins, afin de mobiliser l’opinion publique,

    les usagers, les politiques, sur l’état de notre système de santé, et l’urgence du combat pour sauver la sécu.

    répondre en ligne clic sur ce lien : içi  ou voir rubrique questionnaire sur le site :http://ensemblepourunesantesolidaire.fr

     

    LA DEPECHE.FR

    LA DEPECHE.FR Sécu : 2 milliards à trouver, les malades paieront

    Sécu : 2 milliards à trouver, les malades paieront L'assurance maladie souhaite économiser 2,2 milliards d'euros en 2011 et remet sur la table le dossier sensible des affections de longue durée. Une liste de 21 propositions a été présentée hier devant le conseil d'administration de la Cnam.

     

    Pour réduire les déficits publics, le gouvernement cherche de l'argent et l'assurance maladie ne sera pas épargnée par le plan de rigueur. Il faut grosso modo économiser 2,2 milliards d'euros en 2011. Hier, vingt-et-une propositions devaient être entérinées par le conseil d'administration de la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam) qui transmettra cette liste au gouvernement. Ce dernier pourrait s'en inspirer pour réduire le déficit de la Sécurité sociale (maladie, retraites, famille, accidents du travail) qui pourrait atteindre les 30 milliards d'euros cette année.

    Pour soigner l'hémorragie, la Cnam estime que sans mesures d'économies, « le taux de croissance annuel des dépenses du régime général de l'assurance maladie s'établirait à + 3,7 % sur la période 2009/2012, voire 4,2 % ». Or le président de la République a demandé que la progression des remboursements ne dépasse pas 2,9 % en 2011. Il faut donc se serrer la ceinture, alors même qu'il y a en France de plus en plus de personnes souffrant de pathologies sévères et donc prises en charge au titre des affections de longue durée (ALD). Pour elles, évidemment, le coût des soins est bien plus élevé - 84 % de la progression totale du volume des soins - que pour « des personnes dont le recours aux soins est plus limité », note la Cnam.

    D'ores et déjà, sur ces 21 propositions censées ralentir l'augmentation des dépenses, certaines alimentent la polémique. Il s'agit notamment des bénéficiaires de l'ALD (près de 10 millions de patients) remboursés à 100 % dont la réforme est sur la table des négociations : certains patients hypertendus pourraient sortir de ce régime lorsque leur hypertension ne s'accompagne pas d'un autre facteur de risque. Conséquence directe, la dépense de santé est très concentrée : 10 % de la population représentent 60 % des remboursements.

    Par ailleurs, l'assurance maladie préconise pour les hôpitaux, dont le volume de dépenses de santé (36 %) est l'un des plus élevés au monde, que les dépenses de ville puissent progresser plus vite que les dépenses hospitalières, alors que le ministère de la Santé défend une croissance identique pour les deux secteurs. Autre piste proposée par l'assurance maladie : continuer à baisser les tarifs dans le secteur de la biologie médicale où « le coût des actes courants est souvent quatre ou cinq fois plus élevé en France qu'en Belgique ou en Allemagne ». De même, le prix des médicaments pourrait être révisé lorsque ceux-ci n'auraient pas prouvé leur efficacité. Dans le domaine des arrêts de travail, la Sécu souhaite que les patients, quand leur traitement ne nécessite pas d'arrêt complet, puissent reprendre le travail à temps partiel. Interview

     

    «Les gens vont devoir payer...»

     Patrick Pelloux Président des médecins urgentistes hospitaliers de France

    Que pensez-vous des pistes dévoilées par l'assurance-maladie pour économiser plus de 2 milliards d'euros en 2011 ?

     Je pense que, comme d'habitude, on a recours à de bonnes vieilles recettes comme la fermeture de blocs opératoires, le déremboursement de médicaments, qui ont un effet direct sur l'accès aux soins. Ces réponses perpétuent un déficit qui s'aggravera de toute façon. Le problème de fond c'est que l'on ne s'attaque pas aux vrais enjeux, notamment la taxation des bénéfices des multinationales de cliniques privées. Aussi, pensent-ils qu'en diminuant l'offre, la demande va baisser. C'est faux en raison du vieillissement de la population.

    Comment réguler le déficit des comptes de l'assurance-maladie ?En trouvant de nouvelles recettes. Il faut réfléchir à comment rémunérer autrement les médecins en médecine de ville, revoir la tarification à l'activité dans les hôpitaux et la taxation de l'industrie pharmaceutique.Quel système de santé se dessine à travers cette ordonnance de rigueur de l'assurance-maladie ?

    On est dans un système de santé néolibéral, c'est-à-dire que l'on casse le service public hospitalier et qu'on bascule de plus en plus vers le remboursement des dépenses de santé par les assurances. Conséquence ? Les gens vont de plus en plus devoir payer de leur poche.

    Peut-on parler de la fin de la Sécurité sociale ?Non, ce n'est pas la fin de la Sécurité sociale. Si cette fin devait effectivement avoir lieu, ce serait très grave. Cela signerait la fin de la République et de ses valeurs. Il faut que les gens se mobilisent pour défendre le bien commun et empêcher que pareille chose n'arrive.

    Assurance maladie : l'ordonnance qui fait mal !!!

     Médicaments déremboursés, menaces sur les petits hôpitaux invités à se transformer en maisons de santé, réduction du déficit de la Sécu, recours de plus en plus fréquent aux hospitalisations et à la chimiothérapie à domicile, à quoi va ressembler notre système de santé alors qu'il est largement plébiscité par les Français, selon une récente enquête TNS-Sofres ? C'est leur première préoccupation : d'abord la qualité des soins (58 %), puis leur remboursement. Mais dans le contexte de rigueur imposé par le gouvernement qui veut réduire le déficit de la branche maladie de la Sécu (13 milliards d'euros), la crainte de perdre des acquis et de solliciter de plus en plus les mutuelles (le privé) en matière de remboursement des soins en inquiète plus d'un. D'autant qu'en France, le budget du médicament dans une famille n'est pas négligeable. En 2009, la dépense moyenne en médicaments par personne (régime obligatoire et ticket modérateur) s'est élevée à 427 euros, un chiffre quasi stable par rapport à 2008 (426 euros).

    Mais « la crise économique, rappelle la Cnam, se traduit en effet par une situation sans précédent de pertes de recettes pour l'assurance maladie. La montée du chômage et la contraction de la masse salariale aggrave un déficit qui se creuse à nouveau de façon brutale ». Selon la Cnam, le déficit de l'assurance maladie « a franchi un palier supplémentaire » par rapport aux deux précédentes crises mondiales : celles du début des années 90 et du début des années 2000, soit 9,4 milliards d'euros en 2009 selon la commission des comptes de la Sécurité sociale. Pour autant, de nombreuses marges de manœuvre existent selon la Cnam, notamment dans le secteur hospitalier.

  • 54 services de chirurgie en France menacés de fermeture, dont 3 en région Centre ; Sarkozy et le "Woerthgat

    Le 05/07/2010 à 00:41Commentaires (0)Ajouter un commentaire

     54 services de chirurgie en France menacés de fermeture, dont 3 en région Centre ; Sarkozy et le "Woerthgate"; fonctionnaires avec 3 enfants : attention au 31 décembre !

     

    Les services de chirurgie pratiquant moins de 1 500 opérations par an menacés de fermeture

    LEMONDE.FR avec AFP | 04.07.10 | 12h05

    Les services hospitaliers de chirurgie qui auront opéré moins de 1 500 personnes par an entre 2007 et 2009 sont menacés de fermeture, confirme, dimanche, le ministère de la santé, qui prépare des décrets en ce sens pour fin juillet-début août. Ces décrets qui vont "réglementer les activités de médecine et de chirurgie" accorderont cependant un sursis pour les services de chirurgie ayant opéré entre 1 050 et 1 500 personnes par an (soit 70 % de l'objectif), qui disposeront de trois ans pour améliorer leur activité ou s'associer avec un autre établissement afin de pouvoir se maintenir, a-t-on précisé de même source, confirmant des informations parues dans le Journal du Dimanche.

     

    Le ministère n'a cependant pas confirmé la liste des 54 services hospitaliers menacés à court ou moyen terme de fermeture, dont beaucoup sont situés dans le Nord, le Centre, en Bretagne et quatre outremer, publiée dimanche par le JDD."On ne confirme aucun chiffre, il n'y a pas de listes", a indiqué le ministère de la Santé, précisant qu'il "ne s'agit pas forcement de fermer des services, mais de les réorganiser" ou «les reconvertir".

     

    Les décrets en préparation prévoient également d'autres dérogations : les centres de lutte contre les cancers ne seront pas concernés, ainsi que les services de gynécologie qui font plus de 100 opérations de gynécologie par an. Ces décrets sont destinés à "garantir la sécurité des soins", plusieurs rapports et études ayant "fait un lien entre volume d'activité et sécurité des gestes pratiqués". En dessous de ce seuil de 1 500 personnes opérées par an, les études montrent que "la sécurité des soins n'est pas assurée", a-t-on précisé. Pour le ministère, il y a déjà "un état de fait»: «les gens ne veulent plus se faire soigner dans les petits hôpitaux", et "les médecins ne veulent pas non plus rester dans ces petits hôpitaux", obligeant les directeurs d'établissement à recruter des médecins "mercenaires", qui exigent d'être payés à des tarifs très élevés pour assurer la continuité des soins.

     

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/07/04/les-services-de-chirurgie-pratiquant-moins-de-1-500-operations-par-an-menaces-de-fermeture_1383030_3224.html#xtor=RSS-3208

    Santé | 4 Juillet 2010 Le journal du dimanche

    La liste des 54 hôpitaux menacés en France

     

    Exclusif. Le ministère de la Santé va publier des décrets qui condamnent des services de chirurgie et des maternités en France pour activité insuffisante. Ces hôpitaux ont trois ans pour corriger le tir.

     

    Le grand Monopoly hospitalier commence. Cinquante-quatre établissements de métropole et d’outre-mer, dont Le Journal du dimanche dévoile la liste en exclusivité, pourraient être contraints de fermer leur bloc opératoire d’ici à trois ans. Les décrets que le gouvernement s’apprête à publier dans les premiers jours d’août les condamnent. Pour maintenir un service de chirurgie, les hôpitaux devront avoir totalisé une moyenne de 1.500 séjours annuels entre 2007 et 2009. Avec moins de 600 actes, Saint-Claude (Jura), Nemours (Seine-et- Marne), Ruffec (Charente) voient leur avenir compromis. Désormais, pour se faire poser une prothèse du fémur, enlever l’appendice ou la vésicule, les patients de ces départements devront effectuer plusieurs dizaines de kilomètres. Saint-Jean-de-Maurienne, en région Rhône-Alpes, Riom en Auvergne, avec des taux d’activités juste en dessous du nouveau seuil, devraient négocier une poursuite d’activité mais en acceptant un partenariat avec une clinique ou un autre hôpital.

     

    "Dans certaines spécialités, on envoie des patients se faire traiter au Japon, explique un conseiller du ministère de la Santé, un rien agacé. La médecine est de plus en plus spécialisée, alors on peut bien faire une heure de route pour soigner sa cataracte… D’ailleurs, la plupart des patients bien informés ont déjà déserté ces endroits-là." En consultant les fichiers de la Caisse primaire d’assurance-maladie, les pouvoirs publics ont en effet remarqué que les "taux de fuite" sont d’autant plus importants que le niveau d’activité est faible. "Lorsque vous constatez que 70% à 80% de la population résidant dans le bassin d’activité de l’hôpital préfère aller ailleurs, c’est qu’il y a un gros problème. L’hypocrisie empêche de dire que seules les personnes les plus démunies continuent à s’y rendre. Les élus qui protestent contre les fermetures n’en sont généralement pas", dénonce un spécialiste.

    "La question est suffisamment compliquée pour que l’on évite les provocations politiques"

     

    La suppression d’un service de chirurgie, qui compromet fortement l’activité d’une maternité, est toujours un traumatisme pour une ville. Dans la Creuse, la fermeture du service de radiothérapie de Guéret le 30 juin dernier a provoqué une mini-révolution. Le maire UMP de la commune et les élus communistes de son conseil municipal ont ferraillé comme des chiffonniers pour son maintien. Ils sont allés devant les tribunaux et ont même organisé une manifestation qui a rassemblé environ un millier de personnes. Assez inhabituel pour la tranquille préfecture!

     

    Carhaix et Pithiviers se sont également rebellés pour conserver leur maternité. Le sujet est suffisamment sensible pour que le cabinet de Roselyne Bachelot ait peaufiné les nouvelles règles d’exercice durant de longues semaines. Une première version, jugée trop "dure", a été corrigée il y a quelques jours. Le couperet de 1.500 séjours annuels a été levé. Les services qui dépassent 70% de l’objectif ont en effet trois ans pour améliorer leur score ou s’associer à un autre établissement. Ce délai a également le mérite d’offrir un répit aux élus avant trois élections importantes, les cantonales à l’automne 2011, la présidentielle et les législatives en 2012. "La question est suffisamment compliquée pour que l’on évite les provocations politiques", reconnaît- on à la Fédération hospitalière de France. "Ces services sont souvent dirigés par des chirurgiens âgés qui prendront leur retraite dans les trois ans, explique avec cynisme un directeur d’hôpital. Comme on ne leur trouvera pas de remplaçants, l’activité s’arrêtera faute de combattants. Cela évitera des bras de fer inutiles."

    Tentées de conserver les patients rentables

     

    Dans le grand mercato qui s’annonce, les syndicats de personnels hospitaliers, CGT et SUD en tête, ainsi que de nombreux directeurs d’hôpitaux redoutent que les cliniques ne remportent la mise. Les associations public-privé risquent en effet de leur profiter car elles pourraient être tentées de conserver les patients rentables, en multipliant les opérations de routine très rémunératrices, et de renvoyer les autres vers l’hôpital. Une pratique courante selon un médecin de Seine-Saint-Denis: "C’est déjà le cas dans les services d’urgence de certaines cliniques. On garde les malades qui nécessitent de nombreux examens et on renvoie vers l’hôpital du coin ceux qui ont des pathologies lourdes et incurables ou dont l’état est peu stable."

     

    Lors d’un récent symposium à Malte, l’un des premiers réseaux de cliniques privées français a ainsi organisé une formation pour apprendre aux infirmières à "optimiser" chaque patient. En clair, à bien choisir les cas et actes les plus rémunérateurs… Pour faire accepter la réorganisation de la carte hospitalière, le gouvernement devra veiller à ne pas se laisser prendre en otage par le privé. "Notre souci, c’est l’intérêt général et la sécurité des patients", riposte le député de la majorité et président de la Fédération hospitalière de France (FHF) Jean Leonetti.

     

    Marie-Christine Tabet - Le Journal du Dimanche Dimanche 04 Juillet 2010

     

    http://www.lejdd.fr/Societe/Sante/Actualite/La-liste-des-54-hopitaux-menaces-en-France-204898/

    Sont directement menacés en région Centre :

     

    CH CHINONAIS

    CH P DEZARNAULD GIEN

    CH LE BLANC

     

     

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