COMMUNIQUE DE PRESSE

                                                               

Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »

Communiqué de presse

«Santé, sécu, hôpital : la messe est dite. C’est un requiem»

Ce matin, un débat public, organisé par la Conférence Nationale de Santé, intitulé « respecter et promouvoir les droits des usagers du système de santé », portait la réflexion sur deux questions « comment aller vers les personnes les plus éloignées des soins ? » et « comment améliorer l’information du patient sur sa santé ? »

Mme Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, a, en conclusion de ce débat, apporté ses  réponses : L’accès aux soins pour tous ? Il passera désormais par l’amélioration de l’information des assurés sur les dépassements d’honoraires, la lutte contre les dépassements d’honoraires « abusifs », et « le développement sur tout le territoire d’une offre de soins à tarif opposable ou maîtrisé »

Parallèlement, un « portail d’informations sur le médicament », verra le jour en 2009, sous l’égide de la direction de la sécurité sociale (DSS), la direction générale de la santé (DGS), la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la Haute autorité de santé (HAS) et l’Union des caisses d’assurance maladie (Uncam). Il sera chargé de dispenser « une information de qualité pour générer des changements de comportements »,
et « au fil du temps se complétera de fiches de bonnes pratiques médicales et de recommandations de prise en charge des maladies chroniques »

Mme la Ministre de la Santé n’a pas trouvé, dans sa conclusion, l’occasion de prononcer une seule fois les mots « hôpital », « sécurité sociale », « santé publique ».

Pas plus que le mot « prévention » (tout au plus une allusion au dépistage).

Ni même « santé » tout court.

Après une matinée de débats riches, d’échanges, de propositions concrètes, réalistes, intéressantes, de professionnels et de malades, d’acteurs de la santé, du social, de l’humanitaire, de politiques ou de militants associatifs, la conclusion et les annonces de la Ministre de la Santé ont illustré de manière édifiante comment le gouvernement mène sa politique.

Comment ceux qui ont cru à la concertation se sont fait manipuler.

Santé, sécu, hôpital. Des mots qui n’on plus leur place déjà dans les discours de la ministre… de la Santé. Des institutions qui, demain, n’existeront plus que dans notre souvenir. Tandis que les malades jongleront entre les devis et les portails d’information.

Les dés sont jetés. La messe est dite. Et c’est un requiem.

Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER  - 06 89 18 01 77
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99

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 Nous vous prions de trouver ci-joint le communiqué du mouvement « ensemble pour une santé solidaire » sur les lettres de créances que reçoivent actuellement les malades de longue durée.

 

 

La Fédération SUD santé-sociaux refuse le tout sécuritaire contenu dans des

déclarations du Président de la République ce jour à l’hôpital psychiatrique Erasme

d’Antony (92) qui va orienter demain le soin en psychiatrie.

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Annonce d’une réforme des hospitalisations sous contrainte (HO) : seul le préfet

sera décisionnaire des sorties d’essai ou définitive. Les informations administratives

sur les hospitalisations d’office devront être partagées par tous les départements

(reprise de l’idée de fichier national contenu dans le projet de loi prévention de la

délinquance qui avait été retiré suite à la mobilisation de tous les acteurs du secteur).

 

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30 millions d’euros pour un plan de sécurisation des hôpitaux psychiatriques.

- Pour un dispositif de géolocalisation : les patients qui sont limités dans leurs

sorties « seront équipés » de bracelets électroniques qui déclencheront une alerte

s’ils sortent d’un périmètre autorisé.

- Pour une unité fermée par établissements avec système de vidéo surveillance.

- Pour l’aménagement de 200 chambres d’isolement et contention supplémentaires.

 

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40 millions pour la création de 160 lits d’UMD (unité pour malade difficile)

Ce plan essentiellement sécuritaire, stigmatisant la maladie mentale va à l’encontre

du soin et « ré-enferme » les malades mentaux.

Depuis 40 ans les équipes de psychiatrie travaillent sur un suivi et une prise en charge

extrahospitalière dans les CMP (centre médico-psychologique) et avec des structures

d’alternative à l’hospitalisation pour une réinsertion sociale des patients. Ces structures sont

aujourd’hui menacées dans leur financement, certaines sont contraintes à la fermeture dans

le cadre de plans d’économies.

Nous rappelons enfin que ce dont la psychiatrie à d’abord besoin, c’est d’un personnel en

nombre suffisant, qualifié, et formé à contenir et soigner l’angoisse psychotique, seul vrai

rempart aux débordements possibles induits par la souffrance psychique de ses patients.

Fait le 02 décembre 2008

Sud Santé-Sociaux

70, rue Philippe de Girard

75018 Paris

Téléphone :

01 40 33 85 00

Télécopie :

01 43 49 28 67

E-mail :

info@sud-sante.org

 

 

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Crise financière : Kouchner laisse l'’Etat couper les traitements sida promis à l’Afrique

 
Samedi 8 novembre 2008, durant le Conseil d’Administration du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la France et les autres pays riches ont imposé diverses coupes sombres et plafonds (1) dans les budgets alloués aux pays pauvres pour lutter contre ces pandémies meurtrières. C’est la première fois dans l’histoire du Fonds mondial que les donateurs imposent ainsi des coupes et des plafonds aux pays pauvres – concrètement, ce sont des traitements et des vies humaines qui sont coupés. L’argument avancé par les pays riches pour justifier ces coupes est celui la crise financière, et son impact sur les priorités budgétaires des pays riches.

 
Les pays riches ont imposé ces coupes au Fonds mondial avant même de tenter de trouver des ressources supplémentaires. Pourtant, les 1,400 milliards de dollars mobilisés en quelques jours cet automne pour renflouer les spéculateurs financiers prouvent qu’il est possible de trouver de l’argent, lorsque la volonté politique est là. Par contraste, les coupes visent à économiser entre 1 et 2 milliards de dollars sur le dos des pays pauvres. Face au refus des pays riches de tenter de mobiliser des ressources supplémentaires, les trois membres du conseil d’administration du Fonds mondial représentant la société civile internationale ont condamné ces coupes en séance plénière, et ont tenté de bloquer l’adoption des coupes, en votant contre. Malheureusement, les membres du Conseil d’Administration représentant des gouvernements de pays pauvres ont fini par céder aux pressions occidentales, et par voter en faveur des coupes qui leurs étaient imposées – les ONG et les malades ont ainsi été mis en minorité par les Etats, et les coupes ont été adoptées.

 
PRESSIONS OCCIDENTALES

Un représentant d’Afrique francophone a expliqué son vote pro-coupes en déclarant : « les représentants occidentaux au conseil d’administration nous avaient explicitement menacé de geler le financement des nouveaux projets du Round 8 si nous refusions leurs coupes. En effet, la masse de projets de qualité déposés au Fonds mondial pour financement cet automne est telle qu’elle aurait vidé les caisses du Fonds, ce qui aurait mis les pays riches au pied du mur pour remettre de l’argent. Ces coupes budgétaires leur permettent ainsi de laisser artificiellement de l’argent en caisse, et de déjouer leur obligation à ré-abonder le Fonds. » Ce représentant africain s’est dit disposé à témoigner dans les médias français, sous strict couvert d’anonymat public.

 
LE SUD DOIT RESISTER

Act Up et Coalition PLUS appellent les pays du Sud à ne pas se laisser décourager, et à continuer au contraire à demander au Fonds mondial de quoi soigner tous les malades du sida, de la tuberculose et du paludisme – malgré les coupes et les plafonds imposés cette semaine. Ces trois maladies sont les plus meurtrières du globe – elles tuent plus de 15,000 êtres humains chaque jour, plus de 6 millions par an. C’est seulement en rappelant aux dirigeants des pays riches le nombre vertigineux de vies qui peuvent être sauvées si tout simplement les promesses étaient tenues, que le Sud a des chances de convaincre le Nord de refinancer le Fonds mondial dans les prochains mois.

 
KOUCHNER DOIT S’EXPRIMER

Nicolas Sarkozy s’est engagé solennellement, le 7 juin 2007 au sommet du G8, en faveur d’un accès universel au traitement VIH d’ici l’an 2010, pour tous les malades du sida du Sud (2). Act Up-Paris et Coalition PLUS appellent Bernard Kouchner à confirmer officiellement que la crise financière ne saurait justifier que la France renie ses engagements sanitaires envers le Sud. Bernard Kouchner ne peut être le ministre des affaires étrangères qui laissera mourir le Sud au moment même où l’Etat français alloue 300 milliards d’euros aux spéculateurs boursiers. Bernard Kouchner doit s’exprimer publiquement sur le refinancement urgent du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Contacts :

Khalil Elouardighi – Coalition PLUS - 06 33 20 74 66 / Pauline Londeix – Act Up-Paris - 06.69.14.89.84

NOTES :

(1) La liste des coupes et plafonds que les pays riches viennent, pour la première fois dans l’histoire du Fonds mondial, d’imposer aux pays pauvres bénéficiaires du Fonds, est décrite en page 15 du relevé de décision du conseil d’administration du 8 novembre, disponible en ligne à l’adresse www.theglobalfund.org/documents/board/18/GF-BM18-DecisionPoints_en.pdf

Résumé des coupes et plafonds décidés à Delhi:

Concernant les nouveaux projets, présentés par les pays pauvres au conseil d’administration des 7-8 novembre 2008 : une coupe de 10% pour les deux premières années (dites « phase 1 »), puis 25% pour les trois années suivantes (dites « phase 2 »).

Concernant les projets en cours : les pays demandant un renouvellement de leur subvention se verront dorénavant appliquer un plafond de 40% d’augmentation budgétaire – ce qui revient à plafonner le nombre de malades qu’un pays peut demander au Fonds mondial de soigner.

Suppression de l’appel à projet de mai 2009. Le Fonds mondial avait annoncé qu’il octroierait une salve de financements supplémentaire au printemps 2009, en plus de ses salves de l’automne 2008 et de l’automne 2009. Le CA des 7-8 novembre a annulé la salve annoncée pour le printemps 2009 – seule la salve d’automne 2009 est encore prévue.

Correction : la France n’a pas poussé pour le refus pur et simple des pays dits « 2B » en jargon du Fonds mondial (parmi lesquels le Burkina Faso, le Congo et le Burundi), contrairement aux informations dont disposait PLUS au moment de la diffusion de son communiqué du jeudi 6 novembre. En revanche la France a bien poussé pour les coupes et plafonds adoptés par le Fonds le weekend dernier, et s’est même félicitée de leur adoption en séance plénière du conseil d’administration.

Conséquences des coupes et plafonds décidés à Delhi:

Conséquences des coupes : les coupes vont être faites sur des budgets analysés en détail et validés par le Comité Scientifique du Fonds mondial, chargé de vérifier la robustesse des projets sanitaires soumis au Fonds mondial pour financement. Le Comité Scientifique a vérifié que toutes les actions sanitaires listées dans le projet sont nécessaires, réalisables, et honnêtement budgétées. Couper 10% puis 25% dans ces activités, c’est donc nécessairement exclure des soins entre 10% et 25% des malades que le pays avait prévu de soigner.

Conséquences des plafonds : 137 pays touchent déjà des subventions du Fonds mondial pour lutter contre les pandémies du sida, de la tuberculose et du paludisme. Ces subventions sont pour une durée de 5 ans, et le Fonds mondial entre dans sa 7ème année d’existence. Nombre de pays s’apprêtent donc à demander un renouvellement de leur subvention. Le Fonds mondial étant censé œuvrer pour l’accès universel au traitement, jusqu’ici il encourageait les pays pauvres à tenter de soigner 100% de leurs malades. Or, en moyenne dans le monde seul un malade du sida sur trois a aujourd’hui accès au traitement VIH. Il faut donc tripler le nombre de malades soigner, soit une augmentation de 200%. En imposant un plafond d’augmentation budgétaire de 40%, le Fonds bafoue l’engagement des pays riches à atteindre l’accès universel au traitement VIH d’ici 2010 – engagement signé au sommet du G8 de juillet 2005, repris par toutes les Nations Unies à l’Assemblée Générale de septembre 2006.

Choisir qui n’aura pas de traitement : en imposant ces coupes et ces plafonds, les pays riches mettent de fait les pays pauvres dans l’obligation de faire des choix – faire des choix entre ceux qui seront soignés, et ceux qui ne le seront pas. En Afrique, des millions de familles ont un parent ou les deux parents malades du sida, ainsi que un ou plusieurs enfants contaminés. Forcer les pays à choisir, c’est aussi forcer ces millions de familles à faire ce choix mortel. C’est inhumain.

 

(2) Voir l’engagement de Nicolas Sarkozy du 7 juin 2007 en faveur d’un accès universel au traitement du sida d’ici 2010, émis lors du sommet du G8 à Heiligendamm :

www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=cdp-G8-07-06-07.pdf - 2008-11-08

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« Le 22 novembre, participez aux ateliers de la santé solidaire»

 

A qui profite la casse de l’hôpital public, les fermetures massives de services de chirurgie et de maternité ? Aux cliniques privées et, à travers elle, aux fonds de pension et aux groupes financiers qui rachètent tous les établissements de soins privés sur le territoire français.

A qui profite la casse de la sécu ? Aux assureurs privés et à leurs actionnaires ?

A qui vont profiter, demain, le rachat des pharmacies par de grands groupes financiers, les banques de sang privées qui rêvent de s’installer sur le territoire, le développement de l’enseignement privé pour les professions médicales ?

Pas aux malades, en tout cas. Pas aux 40% de français qui sont exclus de l’accès aux soins. Pas aux malades qui ne sont pas soignés, et le seront encore moins demain, car « trop vieux », « trop malades », « trop coûteux », « pas assez rentables ».

La privatisation de notre système de santé est déjà bien avancée. Elle ne se fera pas par loi ou par décret. Elle est en marche, insidieusement, depuis quelques années. Elle s’accélère depuis un an. Elle va mettre le turbo dès 2009.

Car elle se fait, discrètement, par petits bouts. Le gouvernement, lui, fignole des lois sur-mesure pour faciliter le dépeçage.

Et, quand les professionnels et les usagers alertent sur les conséquences, catastrophiques, que nous constatons déjà, de la politique gouvernementale de santé, depuis 2002, la seule réponse est « nous allons accélérer les réformes ».

En quelques mois, ce sont des millions de français qui ont été déjà exclus des soins et de la santé. Demain ce seront des dizaines de millions.

Face à l’obstination scandaleuse du gouvernement dans cette politique obscène de laminage de notre système de santé et de soins, l’association « mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire » appelle à la résistance, une résistance ferme, mais constructive.

Le 22 novembre 2008, dans plusieurs villes de France, nous lancerons, avec des associations de santé, les « ateliers de la santé solidaire » et commencerons, avec tous ceux qui veulent y contribuer, l’écriture du « livre de la santé solidaire ». Ce livre rassemblera des témoignages et des propositions pour construire un véritable système de santé, pour tous et solidaire.

Nous ne laisserons pas les intérêts financiers de quelques-uns menacer notre santé à tous.

Nous ne laisserons pas ce gouvernement nous spolier de notre droit à décider de notre santé, de notre vie et de notre avenir.

Le 22 novembre , nous invitons tous ceux qui veulent s’informer, s’exprimer, dire leurs problèmes ou faire des propositions, soutenir les actions ou  jouer un rôle actif, à rejoindre les ateliers de la santé solidaire, à Juvisy (Essonne),  Orléans,  Strasbourg,  Nantes, Nîmes/Alès, Tours, le 22 novembre, et, plus tard, dans d’autres villes, partout en France, et à écrire leur page du livre de la santé solidaire.
(Pour le programme, actualisé au jour le jour, consulter le site : http://ensemblepourunesantesolidaire.fr )

Nous exigeons un système de santé au service des femmes, des hommes, des enfants, et non au service de l’actionnariat et de la finance. Nous exigeons le droit fondamental à la santé, pour tous, et la restauration d’un système véritablement solidaire, où chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.


Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER  - 06 89 18 01 77
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99

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Communiqué de presse  de Aides  28 octobre 2008

 Projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires » :

les séropositifs ont été assez patients !

 

Les effets néfastes de la réforme de l’hôpital et de la mise en place de la tarification à l’activité (T2a) se font  cruellement ressentir, notamment par la fermeture des services de maladies infectieuses - comme celui de l’hôpital St Joseph à Paris. Une autre vague de réformes a été annoncée dès cet été dans un assemblage assez hétéroclite : le projet de loi « HPST ».

 
Le texte initial s’est amenuisé au fur et à mesure des différentes versions et la question des moyens qui seront alloués à sa mise en œuvre demeure cruciale. Sous prétexte de rationaliser l’offre de soins, ce projet de loi nous semble plutôt la rationner !

 
Une autre interrogation inquiète les associations de malades : quelle sera la véritable place des patients dans cette nouvelle organisation ?

Les Agences Régionales de Santé sont censées, à partir du 1er janvier 2010, coordonner et organiser l’offre de soins. En l’état actuel du texte, les rapports entre l’hôpital, la médecine de ville et le secteur médico-social apparaissent déséquilibrés au détriment de la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH. Nous entretenons de sérieux doutes sur une nouvelle organisation tellement générale et vaste qu’il sera d’autant plus difficile pour les représentants des malades de se faire entendre dans une structure dont la composition reste considérablement centrée sur l’hôpital et le soin, les aspects de prise en charge sociale apparaissant très peu.

 
Nous savons par expérience que les meilleures intentions ne font pas forcément des lois efficaces. Les Groupements Régionaux de Santé Publique (GRSP) étaient censés instaurer un véritable dialogue pour une politique de santé publique en lien direct avec la réalité de l’épidémie de VIH/sida. A l’usage, ce n’est définitivement pas le cas : au lieu de suivre les recommandations du plan national de lutte contre le VIH/sida et mettre les efforts sur des actions de prévention auprès des personnes qui en ont le plus besoin, comme les gays, les GRSP préfèrent financer des projets de prévention plus consensuels mais moins efficaces car trop éloignés des réalités.

 
Quant à l’éducation thérapeutique du « patient », si on ne peut se féliciter que celle-ci obtienne enfin une reconnaissance officielle en France, nous tenons à rappeler que pour être véritablement pertinente, elle doit prendre en compte la personne dans sa globalité et intégrer l’expertise développée par les associations.

 
Certes, les associations ont été largement consultées dans le cadre du projet de loi, mais ce n’est pas parce qu’on organise la consultation que l’on tient compte des arguments développés. Nous avons été assez suffisamment « patients », nous voulons maintenant que des mesures concrètes suivent les effets d’annonce et qu’elles soient à la hauteur des enjeux de la lutte contre le sida.

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23.10.2008

Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »

Communiqué de presse sur la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires »
«l’état n’est plus le garant de la santé publique et du système solidaire, mais le complice de l’actionnariat privé et le fossoyeur du système solidaire et de l’hôpital public. »

"Plus que jamais, en ces périodes d'incertitude et de crise, nous devons protéger et mettre en valeur notre système solidaire, dont l'Etat est le garant", a dit Roselyne Bachelot.

Le mouvement d’usagers et de professionnels « ensemble pour une santé solidaire » dénonce la tromperie sur les objectifs, et les dangers en termes de santé, individuelle et collective, que représente cette loi.

Tromperie, car la « longue concertation » à la sauce Bachelot-Sarkozy, c’est « cause toujours tu m’intéresses ».

Tromperie car l’objectif véritable n’est pas de mieux soigner mais de sélectionner les malades « rentables »… et donc de moins soigner les plus malades !!!

Tromperie car le but n’est pas de réduire les dépenses de santé mais bien au contraire de leur permettre d’augmenter… Supprimer la régulation par la puissance publique, c’est livrer au « marché » juteux de la « santé » et des soins une clientèle captive de gens prêts à tous les sacrifices pour se soigner.

·         Après la parution récente du rapport de l’OMS qui prouve le lien direct entre accès aux soins et espérance de vie

·         Après la parution de chiffres qui montrent que les systèmes de santé livrés totalement au marché et à la logique de « rentabilité » comme aux USA sont directement responsables de la mort d’enfants, de femmes et d’hommes meurent, faute d’accès à des soins (110 000 morts/an aux USA)

·         Après les résultats de l’enquête du secours populaire qui fait apparaître au cours des derniers mois un recul important de l’accès aux soins (40% des français)

Ce projet, qui pousse encore plus loin une logique de « rentabilité » financière, incompatible avec la notion de santé pour tous, porte en lui le danger d’un véritable génocide « passif » des pauvres et des plus malades par exclusion du système.

Aux drames individuels, inacceptables moralement, s’ajouteront aussi épidémies et pandémies.

Dans ce jeu de dupes, l’état n’est plus le garant de la santé publique et du système solidaire, mais le complice de l’actionnariat privé et le fossoyeur du système solidaire et de l’hôpital public. Tous ceux qui défendent ou soutiennent ce projet de loi, qui est une doctrine ignoble grossièrement emballée dans un paquet trompeur, doivent mesurer le poids de leur responsabilité.

Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER  - 06 89 18 01 77
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99

 Région Centre Eric Taillandier - 06 29 73 78 00


 

                                                  Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »

Communiqué de presse sur le Plan hôpital 2012

« un projet hypocrite, scandaleux et obscène »

« C’est toute une nouvelle culture économique qui est mise en place au travers du Plan Hôpital 2012 » précise le dossier de presse.

Dès les premières lignes, le ministère annonce la couleur : « Tout projet d’investissement hospitalier doit intégrer la recherche de l’efficience par la mobilisation des ressources propres et notamment le produit de cessions immobilières, le caractère réaliste de la programmation budgétaire et la cohérence avec les enjeux d’équilibre financier d’exploitation. Le retour sur investissement doit par ailleurs être assuré par le volume des ressources issues de l’activité. »

Au moment où le budget présidentiel ne connaît pas la crise, et où l’Etat arrive à mobiliser en une semaine 360 milliards d’euros pour sauver les banques, la 1ère phase du plan hôpital 2012, intitulé « Au coeur de la modernisation du paysage hospitalier français » est un cran de plus au serrage de ceinture. 400 fois moins que les 360 milliards d’Euros donnés aux banques, soit à peine 925 millions, que l’hôpital public devra partager avec des structures privées à but lucratif !

"Je ne fermerai aucun établissement", a plusieurs fois répété la ministre de la Santé.

Non… mais comme, selon le plan 2012, l’hôpital n’a plus pour objectif principal de soigner, mais de « gagner » de l’argent en soignant les malades, il sera sanctionné financièrement… et donc condamné à fermer.

Le Mouvement « Ensemble pour une Santé Solidaire » dénonce le danger et l’hypocrisie de ce plan qui, sous couvert d’un pseudo-discours financier, accélère dramatiquement le processus de destruction de l’hôpital public.

Qui a racheté récemment la plupart des cliniques privées en France ? Les fonds de pension américains, ou italiens, ou autres, qui espèrent bien faire du bénéfice avec. Pour cela il faudra augmenter le coût de la maladie comme aux Etats-Unis, où des bénéfices prodigieux sont engrangés par les actionnaires du secteur mais où le résultat sanitaire est catastrophique pour les citoyens !

Car la maladie fait peur. Et quand les gens ont peur, ils paient. Ils vident leur compte en banque ! Et quand ils sont très malades, ils s’endettent. C’est une niche formidable, la santé, si on arrête de la traiter de manière solidaire…

Et ceux qui ne peuvent pas payer ? Ceux qui n’ont pas de compte-épargne à vider, pas de maison ou de voiture à vendre, pas de possibilité de prendre un crédit sur 10 ans pour payer la chimiothérapie de leur enfant ?

Ils feront comme les 40% de français qui, au cours des derniers mois, ont reculé ou renoncé à des soins, et pour qui ni la ministre de la santé, ni le président Sarkozy n’ont eu un mot…

Ou comme les 101 000 américains décédés en 2007, parce qu’ils ont eu la malchance de vivre dans un pays qui a privatisé son système de santé et n’avaient pas les moyens de se payer une mutuelle… donc de se soigner.

Nous refusons ce projet scandaleux et obscène.Nous appelons les responsables politiques, syndicaux, associatifs, les professionnels de la santé… mais également tous les citoyens à dénoncer ce crime moral.Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99

Eric TAILLANDIER  Porte parole Région Centre - 06 29 73 78 00


Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse en réponse aux propos de N. SARKOZY à Bletterans (Jura) 18 septembre 2008
Chronique d’une mort annoncée
"Je n'ai fait qu'anticiper les besoins de demain : le cancer, la maladie d'Alzheimer, les soins palliatifs. Si on veut dépenser plus, il faut trouver des recettes. je suis vraiment à l'écoute de ceux qui veulent me donner des idées" Nicolas Sarkozy – Bletterans (Jura) 18 septembre 2008
Depuis un an s’enchaînent à un rythme effréné annonces, revirements, décisions, mises en garde.
Plus le gouvernement s’acharne a vouloir « sauver » l’hôpital, la sécu, le système solidaire, plus ça va mal !
Or, le dernier rapport de la cour des comptes fait apparaître clairement que, depuis 2004, le déficit de la sécurité sociale est en majeure partie créé par des exonérations de charges accordées aux entreprises par les gouvernements de droite.
Cela nous apprend de façon très claire que le gouvernement, loin d’avoir une politique efficace de santé publique et loin de rechercher l’équilibre financier, est en fait celui qui creuse artificiellement le fameux « trou de la sécu » au nom duquel il prétend nous faire accepter tous les sacrifices.
Quoi ? Ce ne sont donc pas (au choix) les malades, les médecins, l’hôpital, la conjoncture, la fatalité… ?
Le déficit de la sécurité sociale est un mensonge d’Etat
Un mensonge destiné à nous faire accepter l’inacceptable. Car ce n’est pas de l’incompétence. Ce n’est pas de la non-assistance à sécu en danger. Il s’agit bel et bien de l’assassinat, à petit feu, sous nos yeux incrédules, de la sécurité sociale et du pacte de 45.
En attaquant la santé sur tous les fronts, en démantelant l’hôpital public, en créant la pénurie et le chaos, le gouvernement joue les bulldozers et fait place nette pour le compte du privé.
Nicolas Sarkozy compte-t-il nous rejouer indéfiniment la même comédie, aux ficelles usées, du pauvre président « obligé » de prendre des mesures impopulaires?
Des idées ? Le mouvement « ensemble pour une santé solidaire » peut lui en souffler quelques-unes…
·         20 milliards € d’exonérations de cotisations sociales
·         1 milliard € de frais financiers liés à la dette de l’Etat (plus de 100 milliards cumulés, de 2002 –année excédentaire – à aujourd’hui.) 
·         1000 millions d’€ qui relèvent des accidents ou maladies professionnelles
Auxquelles on peut ajouter :
·         3,5 milliards d’€ si on taxait les stock-options (proposition de Philippe Seguin, Président de la Cour des comptes)
Voire même aussi :
·         12,5 milliards d’€ de paquet fiscal
S'il est sourd aux propositions et à la colère des usagers, des soignants, des politiques, des syndicats, des associations, sera-t-il aveugle aux 700 000 signatures déjà recueillies, et qui continuent à s’ajouter chaque jour aux 210 000 que nous allons lui remettre solennellement ?
Si Nicolas Sarkozy lui-même estime qu’il n’est pas compétent pour le poste qu’il occupe, et dans un moment de lucidité nous appelle à la rescousse… Nous sommes là !
 
Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
Bruno-Pascal CHEVALIER  - 06 89 18 01 77
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99