COMMUNIQUE
-Le Collectif contre les franchises, pour l'accès aux soins partout
et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire,
-La Coordination des comités de défense des hôpitaux et maternités
de proximité,
-La Convergence des collectifs de défense et de développement des
services publics,-Ensemble pour une santé solidaire
-Le Collectif contre la politique de la peur :
voient dans la répression qui s'abat sur le Dr Pierre Paresys
psychiatre au Centre hospitalier de Bailleul dans le
Nord-Pas-de-Calais, par ailleurs militant syndical, avec le refus de
le prolonger dans ses fonctions de chef de service et de secteur, la
réalisation de leurs pires craintes sur les contenus de la loi
Hôpital Patients Santé Territoires(HPST),dite loi Bachelot,qui
renforce le pouvoir gestionnaire administratif au détriment des
professionnalités soignantes.
L'arrêté du directeur de l'Agence Régionale d'Hospitalisation (ARH)
du Nord-Pas-de-Calais, qui refuse son renouvellement de chef de
service après 15 ans de pratiques soignantes et d'animation d'une
équipe, au service de la population, repose en effet uniquement sur
ses positions critiques quant aux projets de restructurations de
cette ARH. Dans les faits il est donc sanctionné pour un « délit »
d'opinion.
Cette volonté de mise au pas dans une pensée unique administrative
alimente une politique de l'intimidation et de la peur vis-à-vis de
toute pensée critique.
Il s'agit d'imposer la loi HPST et ses exigences de rentabilité au
détriment des malades et pour ce faire, de mater les soignants qui
osent résister.
Cette affaire ne concerne pas que les médecins, mais aussi tous les
soignants, tous les usagers, toute la population.
En tant que professionnels de santé, usagers des services de
santé et citoyens et sans juger des suites légales à donner
auprès des tribunaux, du ministère et du conseil de l'ordre
des médecins,
- nous affirmons notre plein soutien au Dr Paresys en
exigeant l'annulation de l'arrêté qui met fin à ses fonctions
de chef de service,
- nous appelons les professionnels de santé, les usagers et
toute la population au soutien de ces exigences.
Le 31 juillet 2009

Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse
« De dérapage en dérapage, des dirigeants de l’église catholique mettent à mal la lutte contre le sida »
Alors que les lois scélérates sur la santé (Loi Bachelot, franchises, déremboursement de soins) amènent 40% des français à renoncer aux soins, alors que la pauvreté est dopée par la crise, L'association Ensemble pour une santé solidaire tient à exprimer sa vive indignation suite aux déclarations scandaleuses du Pape et de représentants de l’Eglise Catholique.
Dans un contexte social aussi difficile pour tous les peuples du monde, la mission des dirigeants de l’église catholique ne doit-elle pas plutôt être de délivrer un message de rassemblement, de fraternité et d'espoir ? « Aimez-vous les uns les autres »…
Après les déclarations inacceptables du Pape sur les préservatifs, les révélations de Mme Boutin, ministre du logement, sur sa difficulté a faire l'amour avec un préservatif, nous apparaissent déplacées, choquantes et dangereuses !
Considérant la politique de Mme Boutin, qui proposait récemment de résoudre par la contrainte et l’enfermement le problème des sdf, considérant sa position sur les droits des homosexuels, nous y voyons le reflet d' un esprit étroit et frustré, ce qui nous laisse à penser que, avec ou sans préservatif il doit être difficile pour Mme Boutin d'avoir un acte d'amour.
Pour couronner cette triste série, c’est l'évêque d'Orléans qui à son tour dérape en laissant entendre que le virus du sida peut passer à travers le latex des préservatifs.
Quand un représentant de l’église, substitue au message d’amour qu’il est censé porter des contre-vérités scientifiques qui mettent en danger la vie d’autrui, nous condamnons fermement ces déclarations dangereuses.
La seule prévention efficace aujourd'hui contre la contamination du sida est le préservatif ! N'en déplaise a sa sainteté le Pape et à certains conservateurs rétrogrades de l'église catholique.
Nous invitons l'ensemble des citoyens de toutes confessions ou athées à réagir et agir contre tous les fossoyeurs de l'amour, de la prévention et de la lutte contre le sida.
Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77 –
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99
Communiqué de Presse d'Act Up Sud-Ouest : mardi 17 mars 2009
Désinformation sur l'accès aux soins : Roselyne Bachelot persiste et signe :
Lors des journées nationales du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) des 9 et 10 mars 2009, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot a développé un discours démagogue autour de son projet de loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoire » et de la santé solidaire, thème général de ces rencontres. La Ministre en a profité pour franchir un palier supplémentaire, puisque questionnée sur les problèmes récents rencontrés par les personnes sans papiers dans certaines caisses d'assurance maladie, elle a affirmé qu'une personne étrangère malade ne pouvait pas être expulsée de France. Ce propos n'a pas été remis en cause et n'a visiblement pas suscité un répondant quelconque au niveau de l'assistance et de Mr Saout, président du CISS, préoccupé à ce moment là par la négociation d'un financement supplémentaire pour les CISS régionaux (le budget national ayant déjà été augmenté). Malheureusement, dans la réalité, les étrangers malades, sans accès aux soins dans leur pays, peuvent aujourd'hui être expulsés de France malgré la loi, et malgré des avis médicaux soulignant les risques vitaux auxquels ils sont exposés. Ils peuvent aussi recevoir des titres de séjour ne les autorisant à rien, les condamnant à vivre dans la misère parmi nous ; titres qui ne sont accordés que de très mauvais gré, après de multiples recours, par une administration qui semble ignorer qu'elle est censée appliquer des droits, une loi.
Mme la Ministre n'est décidemment pas crédible lorsqu'elle nous parle d'accès aux soins pour tous et toutes.
Quant à son projet de loi, actuellement débattu à l'Assemblée Nationale, il s'inscrit dans une logique dissimulée derrière la nécessaire « réorganisation de l'hôpital » : développer une gestion comptable de la santé, au détriment de l'accès aux soins pour tous et toutes en France, au détriment de la santé solidaire justement. La Ministre « des franchises médicales » s'apprête à mettre en place les outils pour casser le service public hospitalier et pour transférer vers le « privé » des pans rentables de son activité (mise en concurrence de l'hôpital public et du privé lucratif, fermeture des hôpitaux de proximité, logique strictement gestionnaire et marchande de l'hôpital assurée par la nomination d'un directeur « patron »...).
La santé n'a pas de prix mais un coût. La sécurité sociale n'est pas malade de ses dépenses mais de ces recettes qui lui font cruellement défaut ; ainsi l'Etat « endette » la sécurité sociale en spoliant le salaire différé des salariés en multipliant les exonérations de charges sociales qui profitent au patronat, et en refusant de prendre les mesures pérennes qui pourraient permettre de financer durablement la santé.
Loin de son image médiatique de Ministre « people » chaussé de « croc rose », Mme Bachelot s'est donc vêtue des habits du fossoyeur pour mieux enterrer notre système de santé solidaire...
Pour défendre notre système de santé solidaire, Act Up Sud-Ouest participera à la manifestation du jeudi 19 mars
et exige du gouvernement Fillon :
- La démission de la Ministre de la Santé,
- Le retrait du projet « Hôpital, Patients, Santé et Territoire »
- L'arrêt de la tarification à l'activité
Contact presse : Guy MOLINIER : 06 18 41 20 99
Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse
« Hôpital Gustave Roussy : de la chaîne de l'espoir à la chaîne en or ! »
Il était une fois un pays où l'hôpital, qui sauvait beaucoup de vies, accueillait aussi des malades venus de pays où il n'y a pas d'hôpital. Une chaîne de l'espoir de médecins, de chirurgiens, d' infirmières, de familles d'accueil, donnaient chaque année un peu de leur temps pour sauver, bénévolement, quelques vies...
Aujourd'hui l'Etat coupe les vivres de l'hôpital. Quand l'objectif est la « rentabilité », accueillir, soigner, sauver les malades devient plus difficile.
Roselyne Bachelot a dit : l'hôpital doit trouver lui-même les conditions de son autofinancement. (Traduisez : la santé n'est plus l'affaire de l'Etat mais de l'hôpital qui doit se débrouiller tout seul), par son activité, la vente de son foncier, des réductions de personnel...
L'institut Gustave Roussy a fait preuve de plus d'imagination. Pour « assurer son retour à l'équilibre financier » et garder ses emplois, il décide d'aller chercher des financements -et des malades- ailleurs... dans « quelques pays du Moyen-Orient » par exemple.
A partir de mars 2009, 100 à 150 patients payants devraient ainsi être pris en charge par l'institut, et « rapporter » 3 millions d'Euros par an. Pour calmer les éventuels scrupules que ce type de pratique pourrait soulever, les équipes médicales se partageront un « intéressement » de 300 000 euros par an...
Une « cellule » de 2 chefs de clinique et une assistante sociale sera dédiée à la gestion de ces 150 dossiers...
Mais il ne s'agit pas d'une politique d'accueil VIP, bien sûr...
La dégringolade dans l'immoral et dans l'ignoble continue... Que l'hôpital français participe à la solidarité internationale, oui !
Que l'hôpital français aille chercher à l'étranger une « clientèle » qui paiera cher pour être soignée, par des équipes médicales qui gagneront plus à les soigner, EUX, est inacceptable !
Le mouvement « ensemble pour une santé solidaire » interpelle solennellement TOUS les décideurs politiques, institutionnels et TOUS les personnels soignants.
Nous leur demandons de condamner sans appel ce projet indigne de l'hôpital public français, et d'exiger de l'Etat français qu'il assume sa responsabilité dans le domaine de la santé.
L'exemple des Etats-Unis nous a dramatiquement démontré que la conséquence de ce type de système de soins est la souffrance et la mort pour des millions d'enfants, de femmes et d'hommes, victimes d'un génocide de fait, au nom de la finance.
Tous ceux qui, aujourd'hui, en France, prendront, appliqueront ou laisseront faire, des décisions allant dans ce sens, seront coupables de « non assistance à personne en danger ». Et auront des souffrances et des morts sur la conscience.
S'il leur en reste une...
Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77 -
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99
Le projet de loi « Hôpital, Patient, Santé et Territoire » actuellement en discussion à l'Assemblée Nationale promet d'aggraver encore la situation.
Devant cette actualité, et pour renforcer la mobilisation, le collectif Les Malades solidaires et l'Association Ensemble pour une santé solidaire organisent, avec le soutien de la Fédération du Loiret du Parti Socialiste :
A la Salle de Fêtes de Saran, rue du Bourg
autour de la projection du documentaire de Jacques Cotta et Pascal Martin
« l'accès aux soins en danger » (entrée libre)
en présence de Jacques Cotta, de Bruno Pascal Chevallier, malade du sida ancien gréviste des soins et initiateur du mouvement Ensemble pour une santé solidaire et personnage phare du documentaire, et d'Eric Taillandier du collectif Les Malades Solidaires en Région Centre
_____________________________________________________________________________________________
Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse
«Le 2 mars des parlementaires seront les passeurs de nos 260 000 pétitions »
Depuis des mois nous sollicitons Roselyne Bachelot pour obtenir un rendez-vous, afin de lui remettre 260 000 pétitions, qui, ajoutées à celles de la CGT et des différents collectifs, portent le nombre total de pétitions contre les franchises à plus de 700 000,
Mais Roselyne Bachelot, depuis un an, n'a pas trouvé le temps de nous recevoir. Ni même parfois de nous répondre.
Aussi allons-nous remettre nos pétitions à des députés socialistes, communistes et verts, qui ont accepté d'être les messagers de ces 260 000 citoyens, et de les transmettre à la Ministre de la Santé, qui sera ainsi bien obligée d'entendre les protestations de ces citoyens qu'elle veut ignorer...
Les attaques du gouvernement contre le système de santé ont des conséquences humaines : 40% de femmes, d'hommes et d'enfants privés partiellement ou totalement d'accès aux soins en 2008, selon un sondage du secours populaire, voire même 67% actuellement, selon un sondage France-Inter...
Malgré ses dénégations, on constate une accélération vers la privatisation du système de santé français. Or, au contraire du pacte de 45, qui a créé la sécurité sociale permettant à chacun de « cotiser selon ses moyens et se soigner selon ses besoins », avec le privé on cotise selon ses besoins et on est soigné selon ses moyens.
M. Vallancien, auteur du rapport sur la réorganisation de la chirurgie (selon des critères de « rentabilité »), affirme que « la santé n'est pas un droit ». C'est d'ailleurs le titre de son dernier livre...
Nous, nous affirmons que dire cela est injuste, inhumain, immoral, criminel... et la porte ouverte à toutes les formes d'eugénisme.
Nous considérons qu'une société moderne doit décréter le droit à la santé, comme le droit à l'éducation.
Nous sommes soutenus dans notre démarche par des parlementaires, autour de Catherine Lemorton, députée PS de Toulouse, qui nous recevront :
Lundi 2 mars à 14h00
à l'Assemblée Nationale - 126 rue de l'Université - 2ème bureau
Nous invitons la presse et les médias à assister à cet entretien, et vous donnons rendez-vous à 13h30 devant le 126 rue de l'Université.
Nous attendons du gouvernement de la République qu'il protège la santé des citoyens de ce pays et non pas qu'il la sacrifie aux intérêts financiers de quelques-uns.
Nous appelons solennellement tous les élus à s'engager, avec les parlementaires qui nous recevront lundi, pour le rappeler au Président de la République et à sa ministre de la Santé.
Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77 -
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99 -
********************************************************
Communiqué de presse Région centre 27/02/2009
Remise de 260 000 signatures supplémentaires contre les franchises médicales à l'Assemblée Nationale .
Après plus d'un an après la mise en place des franchises médicales , la collecte de signatures contre les franchises médicales continue .
En tant que Porte parole Région Centre du Mouvement Ensemble pour une santé solidaire ( animateur du collectif Les Malades solidaires ) et Sylvie Dubois , directrice de la Mutuelle Familiale du Loiret ,nous nous rendront le lundi 2 Mars 2009 à l'Assemblée Nationale rejoindre Bruno-Pascal Chevalier , Christian Lehmann (initiateur de la pétition contre la franchise Sarkozy) et Cécile Moutte, co-fondateurs du mouvement Ensemble pour une santé solidaire .
Nous seront reçus par des députés dont Catherine Lemorton afin de leur remettre 260 000 signatures contre les franchises médicales dont nous demandons toujours le retrait , loi injuste et obscène . Nous avons demandé aux députés d'être les « passeurs » afin de remettre ces signatures à Madame Bachelot qui ne daigne pas nous recevoir en raison d'un agenda surchargé , qui donne apparemment la priorité aux émissions de divertissements et non aux citoyens exclus du système de santé et des soins .
Lundi 2 mars à 14h00
à l'Assemblée Nationale - 126 rue de l'Université - 2ème bureau
Nous invitons la presse et les médias à assister à cet entretien, et vous donnons rendez-vous à 13h30 devant le 126 rue de l'Université.
Pour le mouvement Ensemble pour une santé solidaire
Eric Taillandier 06 29 73 78 00
Porte parole Région Centre du mouvement Ensemble pour une santé solidaire
Sylvie Dubois 02 38 55 38 98
Directrice de la Mutuelle Familiale du Loiret
*********************************************************
Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse
«Le projet de loi Bachelot nuit gravement à la santé. Il faut le supprimer. »
Selon le principe de la division du travail, Mme Bachelot, ministre de la santé, se réserve les émissions de divertissement et les visites dans les vestiaires du XV de France, et délègue aux fonctionnaires du ministère les corvées, comme celle de recevoir une association d'usagers porteurs de 250 000 pétitions contre les franchises.
C'est donc M. Habert, chef de service de la direction de la sécurité sociale, Mme Daudé, sous-directrice, et M. Tassard, chef de bureau de l'accès aux soins, qui s'y sont collés. Avec gentillesse d'ailleurs...
La délégation du mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire a exposé pendant deux heures à ces fonctionnaires du ministère les difficultés, les injustices, la dégradation dans l'accès aux soins.
De nombreux cas concrets ont illustré nos propos. Des malades plongés dans la misère par la maladie... et qui ne peuvent plus se soigner parce qu'ils n'ont pas les moyens. Les délais d'attente pour avoir un rendez-vous. Le racket sur les malades auquel se livrent certains praticiens et établissements privés.
Nous avons insisté sur le caractère absurde des franchises. « Etes-vous malade, Monsieur ?» a demandé Bruno Pascal Chevalier à M. Habert, qui nous expliquait le caractère « solidaire » de cette mesure. « Non ? eh bien comme vous avez la chance d'être en bonne santé, et de ne pas avoir de soins médicaux, du coup vous n'êtes pas solidaire, vous. ».
En remettant une lettre de Mme Rauze, Maire de Morsang, qui attire l'attention de la ministre sur des cas concrets révoltants, nous demandons le retrait pur et simple des franchises, qui sont une taxe sur les malades, une double peine aussi scandaleuse qu'inefficace.
David Nadaud, tétraplégique, conclut, désabusé « en assurance, la franchise c'est pour une aile froissée sur sa voiture. Moi je me suis froissé la moëlle épinière ». « On parle de plus en plus de la santé comme une marchandise. Il y a des chirurgiens qui disent « vous ne payez pas, je n'opère pas » s'indigne Daniel Thouvenin, Vice Président de la mutuelle familiale du Loiret.
Eric Taillandier, Porte Parole, explique qu'il vient de faire un dossier de surendettement à cause de ses frais de soins médicaux. Il souligne la difficulté des malades, avec une caisse d'assurance maladie aux moyens de plus en plus réduits, qui réduit ses moyens pour informer, recevoir, accompagner les malades.
Monique Gerphanion rapporte les effets catastrophiques de la politique de santé du gouvernement sur les personnes âgées. Derrière le discours compatissant du Président de la République, la réalité est sordide et honteuse, comme celle de ces femmes âgées « souvent veuves, qui vivent avec de petites retraites, et renoncent à se soigner, ». « Dans mon département, c'est le parcours du combattant pour trouver un spécialiste qui ne pratique pas de dépassements d'honoraires. Et les délais de rendre-vous, entre le secteur public et le secteur privé à l'hôpital, ne sont pas les mêmes ! »
Cécile Moutte, porte-parole, exprime l'inquiétude, de plus en plus largement partagée, d'une volonté gouvernementale d'apporter à toutes ces questions des réponses... par le secteur privé à but lucratif !
Le projet hôpital 2012, comme la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », comme les discours de la Ministre dans les cercles médicaux, laissent craindre un glissement rapide vers la privatisation de plus en plus importante du système.
Pour le moment, ce sont les plus pauvres, les plus malades qui sont touchés. Cela aura des conséquences sanitaires et financières beaucoup plus larges. Et tout le monde en subira les conséquences : pandémies, pénurie d'accès aux soins.
On cite l'exemple de Juvisy, où la veille plus de 200 élus, acteurs de santé, dont le mouvement « ensemble pour une santé solidaire », et citoyens, se sont mobilisés, le 3 février, pour empêcher la fermeture de la chirurgie et de la maternité, dans un hôpital de banlieue populaire, qui reste le seul accès aux soins pour beaucoup d'habitants.
Où iront ces malades, pour qui l'hôpital est le dernier recours, si ces services ferment le 31 mars ? Ou accoucheront ces 900 femmes ?
Le gouvernement doit retirer le projet de loi Bachelot, et réfléchir en concertation avec les élus, les acteurs de la santé et les usagers à d'autres réponses.
Chaque maillon de la chaine décisionnaire doit en être conscient, et mesurer sa part de responsabilité.
M. Habert affirme que le modèle américain - où il semble pourtant que nous allons, tout droit - n'est ni la base ni l'objectif actuel du gouvernement. Nous en prenons note.
Sans illusions.
Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77 -
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99
______________________________________________________________________________________________________________________________________
Communiqué de presse
2 Février 2009
Suite au succès de la manifestation du 24 Janvier ( mobilisation nationale Santé ) à Montargis , des multiples actions contre les franchises , les vingt deux lundis successifs devant la CPAM d'Orléans à la rencontre des usagers , Eric Taillandier porte parole Région Centre de l'association Ensemble pour une santé solidaire (animateur du Collectif Les Malades Solidaires ) et La Mutuelle Familiale du Loiret représenté par son Vice-président Daniel Thouvenin se rendront au Ministère de la Santé et des Sports le 4 Février 2009 rejoindre Bruno-Pascal Chevalier (grève de soins contres les franchises ) et Cécile Moutte co-fondateur de l'association .
Une délégation représentant les personnes handicapés, les retraités , les usagers et le mouvement mutualiste témoigneront de la réalité, sur le terrain, de l'application des franchises, forfaits, dépassements d'honoraires et du grave problème d'accès aux soins auquel sont confrontés les français ,
Eric TAILLANDIER 06 29 73 78 00
Porte parole Région Centre de l'association Ensemble pour une santé solidaire
http://www.ensemblepourunesantesolidaire.fr/
Sylvie DUBOIS 02 38 55 38 98
Directrice de la Mutuelle Familiale du Loiret
http://www.mutuelle-familiale-du-loiret.fr/
_______________________________________________________________________________________________________________________________________
Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse 2 février 2009
«Santé, accès aux soins : arrêtez le massacre»
_____________________________________________________________________________________________________________________
Communiqué de presse de la Fédération du parti Communiste Loiret
Communiqué Féderation Parti Communiste Franca
______________________________________________________________________________________
Communiqué de presse de la Fédération du parti Socialiste Loiret
CommuniquéPSLoiret20090120.pdf
______________________________________________________________________________________
_
Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse
«Santé : les usagers perdent au grattage et au tirage»
Le 8 décembre, nous écrivions à la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, pour lui demander un rendez-vous afin de lui remettre 250 000 pétitions papier, qui, avec les signatures en ligne, dépassent les 700 000 signatures de protestation contre les franchises, forfaits, fermetures de services hospitaliers, dépassements, déremboursements… toutes ces mesures qui, en 2008, ont obligé 40% des français à reculer des soins médicaux, à subir des délais insupportables d’attente, ou bien à renoncer purement et simplement à des soins.
Le 12 janvier, par l’intermédiaire de son chef de Cabinet, Mme Bachelot nous fait savoir qu’elle n’a pas le temps de nous recevoir, et nous renvoie vers le directeur de la Sécurité Sociale.Nous nous interrogeons sur le curieux ordre des priorités d’une ministre de la république, qui n’a pas le temps de recevoir les porte-paroles de 700 000 usagers, mais a le temps, par contre, de passer un dimanche après-midi sur le plateau d’une émission de divertissement…
Nous rappelons à Mme Bachelot que les français ne sont pas seulement des téléspectateurs qui regardent les émissions de Michel Drucker, mais aussi, parfois, des personnes malades, qui attendent de la ministre de la santé autre chose qu’une démonstration de ses talents culinaires chez Cyril Lignac !!! . Nous demandons à la Ministre de la Santé de s’occuper un peu moins de communication… et un peu plus de santé. De la santé des français, pas de celle des actionnaires.
Nous constatons que, derrière les sempiternelles déclarations rassurantes de Mme Bachelot, qui nous vante les vertus de la loi « hôpital, patients, santé et territoires », la réalité sur le terrain est une dégradation vertigineuse de l’accès aux soins : hôpitaux publics saturés, aux urgences comme pour les soins programmés, dépassements d’honoraires systématiques et indécents dans l’hospitalisation privée, augmentation importante des cotisations des mutuelles et complémentaires, baisse des remboursements, déremboursements, forfaits, franchises…
C’est la désespérance des usagers, face à une pénurie sanitaire qui gagne du terrain. C’est l’inquiétude et la colère de nombreux professionnels, à l’hôpital comme en ville, qui essaient de résister à la politique comptable du gouvernement, qui sacrifie la santé des gens aux intérêts de la finance.
Nous rencontrerons donc monsieur Libault, directeur de la Sécurité Sociale. Sans illusions.
Nous lui dirons quel est le quotidien des français, aujourd’hui, en matière d’accès aux soins. Et surtout, pour une part grandissante de nos concitoyens, de non-accès aux soins.Nous lui apporterons les lettres de relance, les mises en demeure de la Caisse d’Assurance Maladie, qui réclament à des assurés en ALD, vivant avec 600 Euros par mois, plus de 150 euros de franchises et forfaits cumulés. Nous remettrons donc les centaines de milliers de pétitions aux députés qui accepteront de les recevoir, afin de porter la parole de ceux que la Ministre ne veut pas entendre.
Et même si la casse de l’hôpital public s’accélère sous les coups de plus en plus forts de ceux qui prétendent le sauver, nous continuons le combat. Car, une fois l’hôpital démantelé, l’Etat demandera aux collectivités territoriales de compenser ses désengagements. Et là, à l’augmentation des mutuelles et complémentaires, à la baisse des remboursements, s’ajoutera la hausse des impôts locaux pour financer des maisons de santé.
Avec ce gouvernement, les jeux sont faits. Et truqués. Et les français perdront au grattage et au tirage.
La manipulation suprême serait d’instaurer l’obligation pour chaque citoyen de souscrire une assurance complémentaire santé, et de faire en sorte que la solidarité publique, par les conseils généraux notamment, assure ce financement pour les plus démunis. Ainsi, on remplacerait progressivement la sécurité sociale obligatoire par l’assurance privée obligatoire.
La même chose… en moins bien et en plus cher. Car la différence, c’est la marge bénéficiaire des actionnaires. Garantie par des tarifs plus élevés ou/et des remboursements plus bas. Logique.Ce que prépare le gouvernement, avec la T2A qui casse l’hôpital, la loi Bachelot, qui achève la casse et décentralise la santé (sans les moyens), le 5ème risque qui fait basculer la prise en charge de la dépendance de la solidarité vers un système individuel… c’est l’affaire du siècle pour les assureurs et les financiers de la santé, l’arnaque du siècle pour les usagers.
C’est de notre santé qu’il s’agit. Dans notre pays.
Nous, professionnels de la santé ou usagers, devons rappeler à ce gouvernement que, dans une démocratie, les citoyens ont leur mot à dire sur leur vie, sur leur avenir collectif. Le samedi 24 janvier, le mouvement « ensemble pour une santé solidaire » sera à 11h30 devant l’hôpital de Juvisy (91) et à 14 heures devant l’hôpital St Vincent de Paul à Paris, pour réaffirmer le droit à la santé et l'égal accès aux soins pour tous et partout, pour refuser les orientations gouvernementales qui visent à faire de la santé et de la protection sociale de simples marchandises à but lucratif, pour exiger un service public de santé répondant aux besoins et accessible à la populationEt appelle à rejoindre le rassemblement du 29 janvier à Paris. Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER - 06 89 18 01 77 –
Cécile MOUTTE - 06 10 73 83 99
CI DESSOUS EN COPIE LA LETTRE DE REPONSE DE MME BACHELOT A NOTRE COURRIER
_____________________________________________________________________________________
Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse
«Santé, sécu, hôpital : la messe est dite. C’est un requiem»
Ce matin, un débat public, organisé par la Conférence Nationale de Santé, intitulé « respecter et promouvoir les droits des usagers du système de santé », portait la réflexion sur deux questions « comment aller vers les personnes les plus éloignées des soins ? » et « comment améliorer l’information du patient sur sa santé ? »
Mme Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, a, en conclusion de ce débat, apporté ses réponses : L’accès aux soins pour tous ? Il passera désormais par l’amélioration de l’information des assurés sur les dépassements d’honoraires, la lutte contre les dépassements d’honoraires « abusifs », et « le développement sur tout le territoire d’une offre de soins à tarif opposable ou maîtrisé »
Parallèlement, un « portail d’informations sur le médicament », verra le jour en 2009, sous l’égide de la direction de la sécurité sociale (DSS), la direction générale de la santé (DGS), la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la Haute autorité de santé (HAS) et l’Union des caisses d’assurance maladie (Uncam). Il sera chargé de dispenser « une information de qualité pour générer des changements de comportements »,
et « au fil du temps se complétera de fiches de bonnes pratiques médicales et de recommandations de prise en charge des maladies chroniques »
Mme la Ministre de la Santé n’a pas trouvé, dans sa conclusion, l’occasion de prononcer une seule fois les mots « hôpital », « sécurité sociale », « santé publique ».
Pas plus que le mot « prévention » (tout au plus une allusion au dépistage).
Ni même « santé » tout court.
Après une matinée de débats riches, d’échanges, de propositions concrètes, réalistes, intéressantes, de professionnels et de malades, d’acteurs de la santé, du social, de l’humanitaire, de politiques ou de militants associatifs, la conclusion et les annonces de la Ministre de la Santé ont illustré de manière édifiante comment le gouvernement mène sa politique.
Comment ceux qui ont cru à la concertation se sont fait manipuler.
Santé, sécu, hôpital. Des mots qui n’on plus leur place déjà dans les discours de la ministre… de la Santé. Des institutions qui, demain, n’existeront plus que dans notre
Créer un site gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Informations
Créer un site e-commerce - Créer un forum