10.10.2008 Le Préfet n'a pas tenu ses engagements !! Après avoir été arrêté en juillet dernier en Préfecture et placé, malgré son grand handicap, au local de rétention de Cercottes, Houari a été remis en liberté par le Tribunal d'Orléans. Le nouveau dossier déposé en Préfecture avec attestations détaillées des professeurs qui le suivent en France et celles d’Algérie qui précisent qu’il ne peut recevoir ses soins là-bas, est une nouvelle fois rejeté par la Préfecture, suite à l'avis défavorable du médecin inspecteur de la DASS jugeant que ses soins pouvaient être poursuivis en Algérie, ceci malgré les certificats médicaux précis et circonstanciés.
12.09.2008 Les papiers afin que Houari puisse continue ses soins vont lui être transmis par la préfecture . 04.09.2008 Houari a tout les papiers nécessaires à sa régularisation et la préfecture aussi .Les vacances sont terminées mais toujours pas de papiers de la préfecture .!!!! Que cette histoire se termine au plus vite car cette attente est interminable et épuisante pour Houari. 7.08.2008
Suite à une rencontre avec le Préfet dans l' après midi avec Marie Denise Nanga (conseillère municipale ) et Michel Ricoud (conseiller général ): La situation de Houari serait régularisée, à condition qu' il apporte un certificat médical des médecins traitants concernant le traitement médical en cours et la fin de celui-ci. A la fin du traitement (opérations de chirurgie), Houari se compromet à retourner dans son pays. Plus d'infos . A.Dias
Venez nombreux au rassemblement le jeudi 7 août 2008 à 17 h 00 devant la Préfecture du Loiret
A la mi juillet, 800 régularisations par le travail ont été acquises par la lutte en région parisienne. Des centaines de dossiers sont en attente de régularisation déposées dans différentes Préfectures.
Grâce à leur mobilisation, de nombreux sans papiers ont décidé de passer par-dessus leur peur.
Ils ont gagné la possibilité de se déplacer librement, d’aller au travail ou de faire leurs courses sans craindre d’être arrêtés et expulsés.
Des milliers d’autres, chaque jour, continuent de se battre avec les Associations, partis politiques, syndicats, pour conquérir ce droit fondamental de libre circulation, de vivre, de pouvoir travailler normalement. Ces hommes et ces femmes n’ont pas choisi d’être sans papier, ils ont été contraints pour diverses raisons, le plus souvent économiques, de quitter de leur pays.
Contre ces hommes et ces femmes sans papiers, la Préfecture et les Pouvoirs Publics organisent une véritable chasse à l’homme, allant jusqu’aux convocations pièges à la police ou à la préfecture, pour remplir largement, comme dans le Loiret, les quotas d’expulsion fixés.
Dernièrement, un sans papier s’est fait arrêter dans les locaux de la Préfecture du Loiret.
Ce jeune homme, handicapé à la suite d’un accident du travail, de nationalité algérienne, M DJEBBAR Houari, venait simplement déposer des pièces complémentaires pour son dossier de titre de séjour pour raison médicale. Maintenant les Préfets ont des directives pour retirer les titres de séjour pour raison de santé, à l’occasion de leur renouvellement.
Après une mobilisation de son comité de soutien et une audience en appel au Tribunal, il est sorti de rétention et son arrestation jugée illicite. Cette arrestation dans les locaux d’une administration recevant du public est particulièrement ignoble d’autant plus que la Préfecture se doit d’assurer l’accueil aux sans papiers.
Comment faire autrement pour un sans papier qui dépose un dossier pour régularisation !
Les soutiens des sans papiers n’ont cessé dernièrement de dénoncer les conditions d’accueil au service des étrangers. Cet accueil s’est considérablement dégradé, avec des attentes interminables sur les quais de la Loire, récemment le décès d’un enfant lors d’une démarche administrative a marqué la population.
La fatalité ne peut être mise en avant. La préfecture, comme le Tribunal administratif, applique plus qu’ailleurs les directives du gouvernement SARKOSY qui sont d’expulser en masse.
La préfecture du Loiret utilise avec zèle ce droit qui lui est donné par l’Etat, le droit de décider de la situation des sans papiers, de leur devenir, de les régulariser ou non s’ils conviennent au marché du travail, de les enfermer ou pas dans des centres de rétentions puis de les expulser ou pas.
La préfecture utilise et abuse « de l’Etat de droit » qui lui est donné !
La mobilisation s’organise de jour en jour. La lutte des sans papiers rencontre un écho croissant dans la population. Elle devient un vrai mouvement social en marche, en lien avec les problèmes de toute la population au quotidien.
Pour dire « cela SUFFIT ! ». Nous voulons un véritable dialogue entre la Préfecture et les associations, les organisations syndicales et les partis politiques pour :
Ø La régularisation de tous les hommes et les femmes sans papiers,
Ø Stopper la répression et l’arbitraire de quelques uns
Ø Améliorer l’accueil des étrangers et, en premier lieu, le respect des sans papiers qui déposent un
dossier en préfecture sans aucune arrestation possible dans ce lieu de service public.
Ø Accueillir les étrangers dans la dignité avec un réel droit à l’information. Cela demande plus d’effectifs.
Ø Permettre au personnel de faire son travail dans des conditions correctes, dans l’écoute et l’aide aux démarches administratives
Ø Pour dire non à la Directive Européenne qui voudrait instaurer l’enfermement en centre de rétention d’une personne « dite expulsable » jusqu'à 18 mois, ainsi que l’interdiction de territoire pendant 5 ans dans tous les pays de l’Union Européenne.
Le collectif Abraisy’d de St Jean de Braye, le collectif des 114 sans-papiers, RESF Loiret, l’Union Départementale CGT Loiret, Solidaires, FSU, CNL, DAL, MRAP, PCF Loiret, Mouvement de la jeunesse communiste Loiret, LCR, PS Loiret, Droits Devant !!!
Médecins du Monde lance une campagne de sensibilisation contre les expulsions d'étrangers gravement malades. Atteint de diabète, d’un cancer, du sida ou d’une autre maladie grave, un étranger renvoyé dans son pays où il ne pourra être soigné, risque la mort ou de graves handicaps.
Ces expulsions vont à l'encontre de la loi de 1997 protégeant les étrangers gravement malades de l'expulsion et de la loi de 1998 prévoyant leur régularisation .Les médecins inspecteurs de santé publique sont invités à violer le secret médical puisqu'ils doivent désormais détailler au préfet les traitements à dispenser aux malades étrangers .( source Médecins du Monde )
Orléans : Mobilisons nous pour Houari .
Son histoire : (merci à Circé )
C'est en 2005 que Houari Djebbar est arrivé en France tout à fait légalement.
Houari a été victime en Algérie, pays dont il est ressortissant, d'un épouvantable accident du travail : électrocution sur un chantier de construction par un câble à haut voltage.
Brûlures, coma...
Des accords passés rapidement entre les deux états lorsqu' il a eu repris connaissance et un peu de force lui ont permis d' arriver rapidement sur le territoire français.
Dans l' espoir de bénéficier d' opérations et soins particuliers pour tenter de sauver son second bras.
Pour le premier, il était trop tard et c' est donc mutilé, amputé d' un bras qu' il est arrivé en France.
En Europe, les deux praticiens reconnus pour leurs compétences, dans ce domaine si particulier et ce type de pathologie, se trouvent à Paris.
A l'hôpital Rostchild exactement.
C'est donc là que Houari a été pris en charge et opéré rapidement.
Oh, pas une ou deux opérations, non, pas moins d'une dizaine si ma mémoire est bonne .
D'autres sont encore à venir.
Mais les résultats sont là : Houari ne sera pas amputé de son second bras.
Il a retrouvé un semblant de sensibilité de ses doigts.
Il ne peut pas encore les bouger normalement.
Mais avec les prothèses qu'il porte et doit changer régulièrement tous les deux mois selon les indications des spécialistes, il a bon espoir après les autres interventions qui l'attendent de retrouver l'usage complet de son bras et de sa main.
Quant à son amputation, son moignon de bras est appareillé et Houari semble bien supporter sa prothèse .
Mais au fait, je ne vous ai pas présenté Houari.
Houari a 24 ans .
Il est grand. Un jeune homme plutôt beau garçon, à la chevelure noire et bouclée .
Des yeux sombres, un teint doré et un sourire timide et triste complètent le tableau.
Avoir un bras en moins en Algérie est une situation peu enviable.
Perdre les deux, c'est perdre toute capacité à vivre normalement, à s'assumer, fonder une famille, vivre normalement tout simplement.
En janvier dernier, le préfet du loiret a refusé de proroger son titre de séjour pour raisons de santé.
Pourtant le dossier médical dont il dispose plaide largement en sa faveur.
Les deux chirurgiens spécialistes qui le suivent ont détaillé sa pathologie, les soins qui lui restaient à recevoir, les opérations chirurgicales encore à subir.
La semaine dernière , Houari est allé à la sous-préfecture d'Orléans pour y retirer le formulaire nécessaire au dépôt d'un nouveau dossier médical après le rejet de son recours au tribunal administratif.
Malgré nos conseils, il y est allé seul, sans même nous prévenir pour qu'au moins l'un(e) d'entre nous l'accompagne. Ne pas vouloir déranger et se débrouiller.
Mais, ce que nous redoutions est arrivé.
Il a attendu quelques instants, le temps nécessaire pour que la diligente et compétente fonctionnaire qui l'a reçu prévienne le commissariat de police qu'un "dangereux individu" (un sans-papier, handicapé de surcroît !) était dans leurs murs.
C'est donc étroitement surveillé et escorté de plusieurs policiers qu'il a été conduit au plus proche centre de rétention : Cercottes et y a passer cinq jours !!!!
Houari n'a pas pu se nourrir.
Il est incapable de couper ses aliments, ni même de les porter à sa bouche avec une cuillère.
Il se nourrit d'aliments mixés à l'aide d'une paille, ou bien il faut le faire manger .
Lundi 21 juillet , Houari a été libéré suite à la décision du tribunal administratif . Ce jugement en appel ne suspend pas l'Obligation de Quitter le Territoire Francais ( OQTF ) dont Houari fait l'objet .
Houari doit se faire de nouveau opérer pour son deuxiéme bras dans une quinzaine de jours .
Nous sollicitons l'aide , le soutien et la mobilisation de Tous pour que cette histoire ne finisse point en tragédie .
Nous devons créer un comité de soutien afin que cette triste et scandaleuse histoire ne se reproduise plus .
Eric Taillandier
contact: Soutien à Houari
06 29 73 78 00
8. samira Le 10/08/2008 à 21:11
5. Nathalie38 Le 27/07/2008 à 11:00
4. Sylvie Le 24/07/2008 à 11:28
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