NEWS ARCHIVES

Roselyne Bachelot se fait huer à Solidays

20 Minute.fr

Roselyne Bachelot au festival Solidays le 6 juillet 2008
Sur le même sujet
    DR ¦ Roselyne Bachelot au festival Solidays le 6 juillet 2008
 
Roselyne Bachelot rattrapée par la polémique sur les franchises médicales. La ministre de la Santé a été vivement prise à parti dimanche dernier aux Solidays, le festival organisé à l'hippodrome de Longchamp en solidarité avec les malades du sida.

Sur une vidéo mise en ligne sur DailyMotion, on voit Bruno-Pascal Chevalier, lui-même atteint du sida et président des associations Patchwork des noms et de Ensemble pour une santé solidaire, aborder la ministre. Si ses premiers propos sont plutôt courtois («Que pensez-vous de la lutte contre le sida? Des franchises médicales? Nous sommes contents de vous accueillir ici»), la suite est plus embarrassante pour Roselyne Bachelot: «C'est un programme de solidarité ici, honte à vous!», crie le militant, suivi par plusieurs personnes qui se mettent à scander: «Sommes-nous coupables d'êtres malades?»

«Allez-vous en, c'est un scandale, sortez d'ici!»

La ministre, visiblement gênée, se réfugie près d'un stand. Bruno Pascal Chevalier la poursuit, criant: «Allez-vous en, c'est un scandale, sortez d'ici!». Contacté par 20minutes.fr, ce dernier indique qu'il avait prévu d'interpeller la ministre, mais pas nécessairement de cette façon. «Elle a évité les stands associatifs de lutte contre le sida, comme Patchwork des noms et Act up. C'est pour cela que je suis allé au devant d'elle», explique cet homme de 45 ans, qui avait entamé une grève des soins en janvier dernier pour protester contre les franchises médicales. Sollicité, le ministère de la Santé a évoqué «un incident isolé» et n'a pas souhaité faire de commenaire.

Roselyne Bachelot doit s'exprimer fin juillet au sujet des propositions du directeur de l'Assurance maladie pour réduire le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale. Si la ministre a répété ce mardi qu'il qu'il n'y aurait pas de déremboursement à 100% de certaines affections longue durée, Bruno Pascal Chevalier n'en croit rien: «C'est reculer pour mieux sauter», affirme-t-il.
Catherine Fournier

Sécurité sociale: trouver de nouvelles recettes au lieu de focaliser sur les dépenses
Par Daniel MARTINEZ AFP - Dimanche 6 juillet, 15h45
PARIS (AFP) - Le gouvernement s'est fixé l'objectif de faire disparaître le déficit de l'assurance maladie en 2011 en limitant les dépenses, mais syndicats, professionnels de santé, associations de malades ou experts soulignent l'importance d'imaginer aussi de nouvelles recettes.
"Si nous souhaitons revenir à l'équilibre au plus tard en 2011, nous devons continuer à être vigilants pour contenir les dépenses", a martelé à la mi-juin la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
Mme Bachelot doit se prononcer à partir de "la mi-juillet" sur un plan concocté par le directeur de l'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, visant à réduire ces dépenses d'environ deux milliards d'euros dès 2009, alors que le déficit attendu pour 2008 est de 4,1 milliards pour quelque 150 milliards de recettes.
Or, pour le président du principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, Michel Chassang, "on ne pourra pas continuer à diminuer éternellement les dépenses", alors que les besoins en matière de santé croissent plus vite que le produit intérieur brut (PIB). "Il faut faire des économies, mais il faut aussi accepter de mettre de l'argent au pot", a-t-il déclaré à l'AFP.
Dans un contexte de croissance de ces besoins plus rapide que celle du PIB, notamment du fait de l'augmentation de l'espérance de vie, la hausse des recettes de l'assurance maladie permettrait, selon ses défenseurs, de mieux protéger les plus défavorisés en limitant les dépenses prises en charge par des assureurs privés ou directement par les ménages.
Cependant, le gouvernement ne souhaite pas accroître les prélèvements obligatoires, préférant envisager un "transfert" d'une partie des dépenses vers des complémentaires santé, comme les mutuelles ou les assurances privées, ou vers les ménages, comme dans le cas emblématique des franchises médicales mises en place en janvier.
Toutefois, Michel Borgetto, professeur en droit sanitaire et social à l'Université Paris 2, soulignait déjà il y a un an, dans un entretien à l'AFP, l'"urgence" de "traiter le problème non pas seulement dans son volet dépenses (même si des économies sont envisageables), mais aussi dans son volet ressources" afin de ne pas "ouvrir la voie à une privatisation de la santé".
"Cela suppose que les pouvoirs publics admettent que ce n'est pas en réduisant les prélèvements obligatoires que l'on parviendra à combler les déficits", notait-il alors.
Pour le président de l'Association française des diabétiques (AFD), Gérard Raymond, "on peut rendre les dépenses beaucoup plus efficientes. Il y a certainement des choses à faire en ce sens, mais on ne peut pas les réduire".
Pourquoi, par exemple, ne pas "élargir l'assiette de financement à des revenus autres que ceux du travail" ? interroge M. Raymond.
"Il faudrait que les politiques prennent leur courage à deux mains et expliquent bien cela, au lieu de continuer à vouloir culpabiliser les gens qui sont malades", ajoute-t-il.
Des syndicats, comme la CGT ou FO, partagent ce point de vue.
Les exonérations de cotisations sociales sur certains revenus, par exemple les stock-options citées par la Cour des comptes dans son rapport sur la Sécurité sociale de septembre dernier, ont représenté pour la sécurité sociale un "manque à gagner" total de près de 37 milliards d'euros en 2005, relève ainsi Force Ouvrière.

Sous-pages
Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 11/07/2008

Créer un site gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - Voir d'autres sites dans la catégorie Informations
Créer un site e-commerce - Créer un forum